Le changement maintenant non, dans 15 jours sans doute…

L’ambiance était à la fête hier soir au QG toulousain du PS rue Lancefoc. Mais on sentait aussi chez Sébastien Denard et Nadia Pellefigue, les leaders départementaux, une retenue qui signifiait que rien n’était gagné et que le combat ne faisait que commencer… La réalité est que jamais sous la cinquième république, un président sortant n’était pas sorti vainqueur du premier tour. Mais soyons objectifs aussi, Nicolas Sarkozy, lui, ne sortait pas d’une cohabitation à l’instar de François Mitterrand et de Jacques Chirac. Tous les espoirs sont-ils permis pour autant ? L’équation reste compliquée à résoudre pour Nicolas Sarkozy… et ce pour plusieurs raisons : son impopularité est record, il doit convaincre les électeurs du Front National sans «froisser» ceux du Centre, et surtout ni Marine Le Pen, ni François Bayou, ni Nicolas Dupont-Aignan appellent à voter pour lui clairement. De l’autre côté, en revanche, le message de Jean-Luc Mélenchon et d’Eva Joly est sans ambiguïté «Tout sauf Sarko !» Mais les quinze jours qui arrivent vont être aussi passionnants, car ils vont sans doute préfigurer une recomposition de l’échiquier politique à droite et au Centre… Le score du FN ne pourra pas, cette fois-ci, rester sans conséquences… Car Marine n’est pas Jean-Marie… Et le FN n’est plus vraiment le FN. Qu’est-ce qui nous attend ? Un Centre réuni (à l’image de l’ancienne UDF) avec un rassemblement des forces du trio Bayrou-Borloo-Morin auquel viendront s’ajouter des humanistes venus de l’UMP, qui ne supportent plus les agissements de la «Droite populaire» de Lionel Luca et Thierry Mariani, et de l’autre, un vrai parti de droite (à l’image de l’ancien RPR) qui se posera sans doute la question de futures alliances avec la vague «bleu Marine.» A Toulouse, la gauche semble toujours plus forte (34% pour Hollande, 16% pour Mélenchon, 4,5% pour Joly) et on sent bien aujourd’hui la résignation de beaucoup d’élus de droite locaux… Mais surtout la tentation de voir perdre le président sortant. Pour espérer des jours heureux dans l’avenir. Et tout ça avec en ligne de mire des législatives qui arrivent vite, trop vite pour beaucoup (10 et 17 juin prochains). Désistements, discussions sur les investitures, tensions exacerbées… Je vous le jure : 15 jours passionnants arrivent !



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.