Et si les journalistes redevenaient “mordants” ?

Depuis trop longtemps je trouve les interviews des hommes et femmes politiques réalisées par les médias nationaux, fades et sans saveurs… Le rôle du journaliste est-il de «passer les plats», et par voie de conséquence, de servir l’image de l’invité ? Ce n’est en tout cas pas ma vision du métier. Objectif et sans concession, telle doit être la posture de celui qui mène un entretien. Le but est d’éclairer l’opinion, d’être le plus pédagogique possible, et de ne pas laisser le soin aux Politiques de dire ce qu’ils ont envie de dire… L’éthique du journaliste doit pouvoir lui permettre de ne pas participer à une quelconque opération de manipulation de l’opinion. Mais je vois aujourd’hui quelques raisons d’espérer… Car quelques signatures sont de la «race» que j’aime ! Avez-vous regardé les interviews du brillant François Lenglet, notamment dans le rendez-vous politique de France 2 «Des paroles et des actes» (lui le patron de «BFM Business») ? Clair et objectif dans l’exposé, un brin provocateur dans l’énoncé, et surtout droit dans le déroulé… La classe ! Avez-vous écouté les entretiens du matin menés par Robert Ménard sur Sud Radio (il est également sur I Télé) ? On peut être ou pas d’accord avec certaines de ses prises de position, c’est souvent mon cas, mais je reconnais surtout un travail exemplaire. Il met en permanence son invité face à ses propres contradictions, sur des bases factuelles. Il aime être frondeur, mais juste ce qu’il faut.
Avec ces deux-là, les politiques savent qu’ils vont systématiquement passer un mauvais moment. Mais nous, on en ressort toujours avec une certaine vérité !



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