Subaru BRZ : Sportive de l’année 2012

Subaru une marque synonyme de sportivité et de haute technologie reconnue pour ses motorisations boxer et ses transmissions intégrales. Voici donc la Subaru BRZ acronyme de Boxer, de Real wheel drive et de Zénith, donc il manque quelque chose ou plutôt une différence apparaît par le R de Real wheel drive qui se traduit par propulsion. Autrement dit, adieu les quatre roues motrices et welcome, pardon, bienvenue aux roues arrière qui poussent. D’entrée de jeu, cette Subaru BRZ a de quoi séduire. Son design est résolument typé sport. Car ce coupé impressionne par sa hauteur, plus exactement par sa bassesse. Elle profite du concept boxer qui utilise la technologie des pistons à plat. De ce fait, son centre de gravité correspond à seulement 46 centimètres. Il est digne des meilleures sportives. De ce fait, le capot positionné plus bas permet d’abaisser le pare choc arrondi. Au point d’écraser l’ensemble à la route, tel un aimant. En laissant les ailes se déformer par les importants passages de roues, il se retrouve dans la plus pure tradition des GT. De profil l’équilibre des lignes se renforce par la forme effilée du montant. Sans oublier l’inclinaison de la vitre arrière et la position des roues repoussées aux extrémités. L’arrière plus agressif par ses larges diffuseurs aux imposantes sorties d’échappement reçoit en son centre un sexy feu de brouillard triangulaire.

Ce dernier semblent tenir en équilibre le feu de recul. Superbe ! Des feux type cristal à 12 leds lamellées participent au bon Cx aérodynamique de 0.27. Et tradition Subaru oblige, les portes sans rail de guidage de vitre bénéficient d’une meilleure étanchéité. Ceci par le biais du système d’indexage intégré au véhicule qui permet de relever ou d’abaisser la vitre à l’ouverture comme à la fermeture de la porte. Le BRZ de par ses dimensions est un véritable coupé, avec 4.24 m de long pour 1.77 de large mais plus encore, il supporte parfaitement l’adjectif sportif par sa hauteur d’un mètre 42. Malgré cela, il propose un coffre de 243 litres qui profite le cas échéant de la modularité de la banquette arrière rabattable. Le poids à vide maîtrisé atteint 1239 kg. Sportive, mais aussi agile avec un rayon de braquage de 5.40 m, la ville ne lui fait pas totalement peur. Mais en tant que conducteur, vous préfèrerez vous exprimer sur route ou mieux encore sur circuit. L’intérieur s’apparente véritablement à l’ambiance compétition. Le noir règne en maître, dominateur de performance oblige. Le compte-tours avec indicateur de vitesse numérique intégré se place au centre du combiné des instruments. Ainsi le conducteur bénéficie immédiatement des informations dont il a besoin tout en restant concentré sur la route. La console centrale intègre des molettes et commutateurs à bascule rehaussant la facilité et la précision de commande. Seul bémol : l’autoradio qui affiche ses informations en vert et contre toute attente, pas en rouge comme l’ensemble de la planche de bord ou même des surpiqûres du cuir. J’ai gardé le meilleur pour la fin : les sièges. Le conducteur et le véhicule ne font qu’un. Le point de hanches du siège conducteur se situe à seulement 400 mm du plancher pour bénéficier d’un centre de gravité abaissé. Cette conception réduit les mouvements du corps et des yeux générés par la force d’accélération latérale en virage, garantissant une meilleure maîtrise du véhicule. Les sièges baquets maintiennent fermement le conducteur comme le passager en virage et dans les phases d’accélération et de décélération.

Dérivé du moteur boxer de 3e génération « FB » lancé l’année dernière, ce bloc a été conçu exclusivement pour le BRZ. Ce quatre cylindres à plat 2.0 litres développe 200 chevaux sous un couple de 205 Nm entre 6400 et 6600 tr/mn. Le 0 à 100 s’effectue en 7.6 secondes, la vitesse maxi sur circuit atteint les 226 km/h. Les éléments MacPherson légers mais rigides, qui ont fait leurs preuves sur la WRX STI et d’autres modèles hautes performances, ont été réglés exclusivement pour le BRZ. A l’arrière, la suspension à double triangulation, une architecture favorisant la motricité, a été optimisée en raison des roues arrière motrices de ce modèle. Cette architecture améliore encore la motricité des roues arrière et la tenue de route inhérentes à la propulsion. Une nouvelle caisse à la fois légère et ultra rigide, conçue pour s’adapter au centre de gravité ultra bas. C’est un véritable châssis sportif et plaisir.

Comme chaque année depuis 1982, le magazine Echappement réunit sur un même plateau les voitures sportives les plus marquantes de l’année en cours. Et un jury composé de membres de la rédaction, et d’une voix réservée aux lecteurs, teste pendant trois jours les sportives sélectionnées sur un parcours routier, alors qu’un pilote référence établit une hiérarchie sur circuit. Pour la 31ème édition de « La Sportive de l’Année », le pilote invité n’était autre que François Delecour, dont le parcours en rallye est tout à fait exceptionnel avec notamment quatre victoires en championnat du monde des rallyes. A ce jeu, la Subaru BRZ avec six premières places et trois deuxièmes, a conquis le cœur des passionnés. Pour Subaru, il s’agit de la deuxième récompense après la victoire de l’Impreza GT Turbo en 1995, qui a connu une formidable carrière et dont la notoriété contribue encore aujourd’hui à l’image de Subaru. La Subaru BRZ ouvre à n’en pas douter une nouvelle page de l’histoire de la marque aux six étoiles. Véritable coupé sportif, ce Subaru BRZ démontre que 200 chevaux suffisent à ce faire plaisir. Et quant au beau plumage s’ajoute l’efficacité du ramage, la marque dispose avec lui de la recette pour un futur succès commercial surtout avec son tarif serré.

Subaru BRZ à partir de 29 800 €

 



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