Solaire Photovoltaïque : le nouvel eldorado ?

La crise climatique booste les ardeurs de la planète en matière de recherche. Conscients de l’enjeu, les Etats se tournent vers l’énergie solaire, gratuite non polluante mais encore un peu chère. Récupérer une heure de l’énergie solaire qui baigne notre planète équivaudrait à satisfaire les besoins en énergie de la Terre pour une année…
Silicium contre plastique

Les cellules photovoltaïques sont capables d’absorber l’énergie des rayons lumineux et de la transformer en courant électrique. Mais voilà : ces cellules, le plus souvent en silicium, coûtent aussi cher à fabriquer que des puces d’ordinateur ou des microprocesseurs. Du coup, le prix de revient avoisine les 4 euros par watt. Pour faire baisser les coûts, les ingénieurs ont mis au point des cellules photovoltaïques en plastique polymère, qui peuvent être fabriquées selon un processus beaucoup plus simple, un peu comme un journal papier. Ces cellules ont en plus l’avantage d’être flexibles et résistantes. Mais pour l’instant, les économies escomptées ne sont pas au rendez-vous, et surtout les cellules en plastique convertissent à peine 6 % du rayonnement solaire en électricité (12 à 17 % pour les cellules en silicium). Mais la véritable révolution de ce matériau, c’est qu’il est beaucoup plus efficace. En effet, il ne se contente pas d’absorber la lumière visible, mais peut aussi exploiter la lumière infrarouge. En récupérant la lumière infrarouge, le rendement augmentera de 30 % par rapport aux cellules photovoltaïques en plastique habituelles. Et ce, même par temps couvert (la lumière infrarouge passe à travers les nuages).

 


A Toronto, une peinture qui absorbe les infrarouges

Ted Sargent, un jeune chercheur de l’Université de Toronto, a réussi un exploit : combiner souplesse et efficacité. Le matériau plastique est un alliage entre un polymère organique et des “boîtes quantiques” de plusieurs tailles. Ces nanoparticules rendent le support très flexible, et on peut même l’appliquer sur une couche de peinture. «Quelle que soit la façon dont on l’applique», explique Ted Sargent, «on obtient après séchage une belle couche fine et uniforme».

 


A Lisbonne : cellules photovoltaïques flexibles

Les chercheurs portugais travaillent à développer un matériau qui s’adapte directement aux tuiles d’un toit à la différence des panneaux solaires rigides actuels : cette technologie présente, en plus d’un avantage esthétique, un avantage en termes d’optimisation de la rétention de la chaleur. Les chercheurs portugais utilisent la silice polymorphe qui est produite à partir d’un gaz spécifique, le “silan”, et que l’on obtient facilement à partir d’un traitement du sable : l’Université Nouvelle de Lisbonne possède d’ailleurs une ligne de production de cellules photovoltaïques de ce type. Les résultats obtenus récemment sont plutôt positifs dans la mesure où le niveau d’absorption solaire atteint 17 %. De plus, la silice étant l’un des éléments les plus abondants sur la perspective de voir s’épuiser le composant principal de la technologie est faible.

 

Quelques repères

Sachez qu’un m² de capteur photovoltaïque produit en moyenne 100 W en instantané. Une idée de coûts : 20 m² posés ont un coût d’environ 20 à 25.000 € hors aides publiques et produisent en valeur de rachat de 0,55 €/KW, l’équivalent de 2 000 € par an.

 


Avis d’écologiste

De plus en plus de particuliers semblent prêts à se lancer dans l’aventure du photovoltaïque attirés par un contexte financier favorable malgré le fait que Midi-Pyrénées soit l’une des rares régions à ne pas aider son financement. A titre d’exemple, pour 20 m² de panneaux, si vous habitiez en PACA ou Limousin, vous toucheriez une aide complémentaire de 6 000 €. Si pour le particulier, l’investissement est encore important, il est deux secteurs qui à mon sens devraient se développer, le monde agricole et industriel au travers des collectivités territoriales (voir article : «Une retraite au soleil»…).



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