Stade Toulousain : la force des grands

« On est en demi ! On est en demi ! », pouvait-on entendre dans les travées du Stadium vendredi soir à Toulouse. En effet, le Stade Toulousain s’est offert, pour la vingtième fois consécutive, un billet pour les demi-finales du Top14 en battant les Racing men 33-14. Tout y était : la motivation, le jeu, la précision… et le talent, car la valeur individuelle de chaque joueur a été mise au service du collectif pour démontrer à tous, et notamment aux futurs adversaires, que la machine à gagner était lancée. C’est bien la force des grandes équipes que d’être présentes lors des matchs importants, tout en gérant la saison auparavant. Les nombreuses blessures et les absences des internationaux ont certes, émaillé la régularité légendaire des Toulousains, mais ils ont su limiter la casse pour revenir plus sereins et en forme que jamais. Et même, l’élimination en H-Cup a peut-être été un bien au final puisqu’elle aura permis aux Rouge et Noir de se concentrer sur un seul objectif, celui du bouclier de Brennus qu’il faudra garder jalousement. Ils sont encore trois à souhaiter mettre la main sur le précieux trophée mais les hommes de Guy Novès restent bien décidés à défendre leur titre et pour cela, mettront tout en œuvre.

En demi-finale, les Toulousains rencontreront donc les Toulonnais, et la tâche ne sera pas facile. Et c’est Guy Novès en personne qui l’affirme : « En face, il y aura des monstres ! » Ce même Guy Novès qui a dédicacé la victoire du Stade aux journalistes qui selon lui, les avaient enterrés un peu trop vite. Même si je salue la verve de l’entraîneur emblématique et la manière dont il sait jouer avec les médias, je ne pense pas que nous (les journalistes) ayons annoncé la fin de l’hégémonie toulousaine. Simplement, et cela Guy Novès ne peut le nier, nous avons bien observé une période durant laquelle le XV de la ville rose a été moins performant qu’à l’accoutumée. Là où je rejoins G. Novès, c’est sur l’explication qui repose notamment sur le nombre important d’internationaux dans les rangs toulousains et les blessures tout aussi importantes. Cependant, Clermont et Toulon ont été confrontées aux mêmes aléas et il faudra maintenant démontrer laquelle des formations aura su le mieux gérer ses effectifs et sa forme physique pour tenir les 80 minutes qui ouvriront, on le souhaite, la porte de la finale.



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