Réussite obligatoire à domicile pour le Stade

Décidément, les Rouge et Noir ont du mal dans leurs déplacements. Et le week-end dernier a été le pire d’entre eux puisque les Stadistes sont revenus à Toulouse « fanny ». En effet, les hommes de Guy Novès ont connu la défaite face à Montpellier, 25 à 0, chose dont ils n’ont pas vraiment l’habitude et pour cause, la dernière fois qu’ils ont été battus sans inscrire un seul point, remonte à 2008. Est-ce la preuve d’un Stade Toulousain sur le déclin ? Le raisonnement serait sans doute un peu trop précipité, mais en tous les cas, cette dernière rencontre est le symptôme d’une équipe fragile car même si les déplacements sont toujours plus délicats que les réceptions, les Rouge et Noir savent les négocier. Les lignes avants décimées n’est pas la seule raison de ce « naufrage », l’indiscipline et le manque d’organisation dans le jeu y sont également pour beaucoup.

D’abord, les Stadistes ont enregistré un carton jaune pour chaque journée du championnat. Lassitude de ne pas trouver de solutions, fatigue d’avoir enchaîné trois rencontres en dix jours, tout cela a suffi à échauffer esprit, notamment celui de Florian Fritz, attrapé par la patrouille. Son « coup de poing » sur le Montpelliérain Ouedraogo lui vaudra sûrement plusieurs semaines de suspension, ce dont le Stade n’a pas besoin en ces temps difficiles où les blessures s’enchaînent et où les internationaux français vont entamer leurs stages de préparation à la tournée d’automne.

Ensuite, tout simplement, les Toulousains n’ont pas été à la hauteur. La physionomie du match démontrait clairement que les hommes de Novès ont lâché prise au fur et à mesure que le temps s’écoulait. Selon lui : « On a fait une forme de non-match, avec peu d’engagement. On n’avait pas envie de jouer, on ne faisait que rendre le ballon à l’adversaire qui l’a bien utilisé en contre. C’est une forme de punition. » Et même si le coach connaît ses « gars » et sait qu’ils disposent encore de ressources physiques, mentales et techniques, il reste inquiet. A raison si j’ose dire, car si le réveil a lieu trop tard, les Clermont, Toulon et autres Racing auront tôt fait de prendre le large au classement. Comme disait la chanson : « Allez les gars réveillez-vous, il va falloir en mettre un coup ! »



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