Le torchon brûle

Les esprits toulousains commencent à s’échauffer, mais surtout, les supporters du TFC et du Stade Toulousain commencent à perdre patience. Que ce soit du côté du Stadium ou d’Ernest Wallon, les équipes fanions de football et de rugby de la ville rose n’ont pas montré leur meilleure facette, ou du moins sont tombés sur plus réalistes… une fois de plus.

Dans l’antre du Stadium résonnaient les « Sadran démission » et « Casanova démission » ! On n’avait plus entendu de tels propos depuis la nomination dudit Casanova qui subit aujourd’hui les mêmes affronts que son prédécesseur Erick Mombaerts. Ceci à la suite de la rencontre opposant le TFC à Troyes durant laquelle les Toulousains ont arraché le nul 2-2… et « arraché » n’est pas peu dire puisqu’à cinq minutes de la fin, les Violets étaient menés 0-2. De l’aveu d’Etienne Didot, le TFC a été en grande difficulté face à Troyes, qui rappelons-le, évoluait en Ligue 2 la saison dernière : « Nous aurions pu baisser la tête et il faut se servir de cette révolte pour continuer à travailler. » A bon entendeur… Car si la réaction d’orgueil des Toulousains leur a permis d’inscrire eux buts en cinq minutes, c’est bien la preuve qu’avec un peu plus d’envie, ils auraient pu gagner ce match. L’envie, la motivation, l’implication, c’est bien ce qui manque aujourd’hui aux Violets ! Et Casanova en est conscient : « Je n’ai pas du tout aimé notre match, je nous ai trouvés fragiles sur le plan mental. » Il est donc temps de réveiller ses troupes, d’autant plus que l’arrivée de Ben Basat en attaque devrait donner un nouveau souffle au 11 toulousain.

Et le constat n’est pas plus brillant du côté d’Ernest Wallon, puisque les Rouge et Noir se sont inclinés 18-19, « à la maison », face à l’USAP. Ici, la motivation n’est pas en cause. On a senti les Toulousains fatigués, incapables, comme depuis plusieurs matchs, de réagir, de mettre en place des phases de jeu décisives. Ils n’ont plus la fraîcheur nécessaire, les corps commencent à souffrir et cela se ressent. Trop d’imprécisions, d’erreurs de placement, de « cafouillages » qui pénalisent le jeu pourtant réputé des Stadistes. De plus, les lignes avants, décimées par les blessures, ne permettent plus de rester conquérants : les touches sont approximatives et les mêlées commencent à tanguer. Et cette défaite est d’autant plus frustrante que les Rouge et Noir ne perdent que d’un malheureux petit point, chez eux, chose qui n’était plus arrivée depuis trois ans. Les Toulousains vont devoir se ressaisir rapidement car le calendrier à venir n’est pas à leur avantage avec des déplacements à Toulon, au Racing, à Montpellier et à Clermont.

L’heure de la révolte a sonné !



UN COMMENTAIRE SUR Le torchon brûle

  1. Jean-Michel LATTES dit :

    Le rôle des supporters c’est aussi de soutenir une équipe en difficulté, pas uniquement fêter des victoires.

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