L.A. Confidentiel

Une belle carrière qui pourrait être totalement remise en doute ! C’est ce qu’il risque d’arriver à Lance Amstrong. Le septuple vainqueur du Tour de France pourrait bien chuter des podiums suite à l’ouverture d’une enquête sportive menée contre lui. Blanchi par la justice civile américaine qui n’était pas parvenue à porter des preuves tangibles au dossier, l’agence antidopage américaine USADA dit avoir, elle, des preuves accablantes glanées par les fédéraux. Lance Amstrong aurait usé de toutes les techniques de dopage existante, tel l’EPO, les transfusions sanguines, les corticoïdes, les hormones de croissance, j’en passe et des meilleures. Reconverti dans le triathlon, l’ancien cycliste professionnel remportait victoire sur victoire à 40 ans ; comment pouvait-il penser ne pas éveiller les soupçons qui, déjà, sur la Grande Boucle, avaient secoués le peloton. Si les accusations sont validées, il pourrait perdre tous ses titres.

Le monde du cyclisme connaît donc une nouvelle discréditation qui vient s’ajouter à tous les autres scandales. Le temps où les coureurs étaient respectés pour leur vaillance dans l’effort, pour leur mental à toute épreuve,  est désormais révolu. Désormais, ce sport n’évoque plus que méfiance et désaveu. C’est, comme dans tous les sports, dès que les gros sous sont entrés en jeu que tout a basculé ! Chaque course, chaque année réservent son lot de coureurs dopés, à croire que tous le sont, que pour pouvoir réaliser les exploits qui leur sont demandés, il est nécessaire d’avoir recours à des moyens parallèles. Pourtant, il y a quelques années, les cyclistes faisaient exactement les mêmes parcours, leurs boyaux sur le dos, et « c’était quelque chose » disent les soixantenaires nostalgiques du grand Tour de France. Certes les performances étaient moins spectaculaires, les vitesses moins hallucinantes… mais le spectacle était là. Je ne suis pas partisane du « c’était mieux avant », mais il faut quand même reconnaître que ce sport a beaucoup changé et pas forcément dans le bon sens. La mondialisation du cyclisme l’a, quelque part, terni et c’est dommage. Les sponsors, les droits TV, les pressions des équipes qui ont besoin de résultats… tout cela a bien sûr contribué au développement du cyclisme mais a aussi amené son lot de calamités. Car les coureurs pourraient tout aussi bien se battre à armes égales, sans subterfuges, à la sueur de leur front, chacun récupérant à sa vitesse mais pas forcément à sa façon… un peu d’utopie ne fait pas de mal.

Les spectateurs seraient peut-être déçus de ne pas voir autant de vitesse, de stratégie mais les sportifs seraient jugés sur leur réels efforts… on a bien vu les nageurs abandonner leurs combinaisons intégrales qui pourtant leur permettaient de réaliser des records à tout va, et la transition s’est faite sans heurt et sans reproche. Désormais, ils ne comptent plus sur la technologie pour faire des performances mais bien sur leur travail de tous les jours… quid des cyclistes ?



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