Génération Tanguy

Vous cherchez une maison ou un appartement à louer… Je vous souhaite bien du courage car si les banques rechignent à octroyer des crédits pour acheter, les agences immobilières sont aussi exigeantes pour une location. La plupart du temps, elles demandent des documents de garanties qu’elles n’ont en aucun cas le droit de vous exiger. Selon une enquête de l’UFC Que Choisir, 46% des agences quémandent des attestations de l’employeur, 10% des photos d’identité et autres relevés bancaires… Et la liste est longue.

La situation la plus délicate reste de chercher une location quand vous n’êtes plus étudiant, et que vous entrez dans la vie active. En général, c’est à ce moment-là que les jeunes actifs partent en prospection pour trouver leur premier appartement et, plein de bonne volonté, subvenir eux-mêmes à leurs besoins, dont le paiement de leur loyer. Mais le système aura tôt fait de leur mettre des bâtons dans les roues. D’abord, parce que, comme dans toutes les professions, l’employeur impose une période d’essai durant laquelle le contrat signé, même en CDI, n’a que peu de valeur aux yeux des agences immobilières. Ensuite, parce que seuls les étudiants peuvent donner leurs parents garants ; une fois entré dans la vie active, ce recours n’est plus possible. Comment faire alors quand on est jeune, motivé, que l’on vient de trouver un travail et que l’on veut s’installer et voler de ses propres ailes… Je pose la question ! Parce que même si l’on travaille depuis un certain nombre d’années et que l’on souhaite déménager, la plupart des agences demande à ce que le futur locataire gagne trois fois le montant du loyer et par les temps qui courent, ce n’est pas évident. Si l’on prend un célibataire lambda, 30 ans en moyenne, qui cherche un T2 ou un T3, les loyers avoisinent les 600 euros, ce qui veut dire qu’il faudrait avoir une fiche de salaire affichant les 1 800 euros net d’impôts. Autant dire que nombreux sont ceux qui rentrent chez papa et maman, souvent à reculons… et encore ce repli n’est pas possible pour tous. C’est comme cela que la génération Tanguy est apparue… souvent mal vécue par les parties «hébergeantes» et «à héberger».

Il faut donc certes se pencher sur les difficultés d’obtention des crédits pour favoriser les accessions à la propriété mais il ne faudrait pas oublier ceux qui, loin de penser à acheter, voudraient simplement se loger !



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