Différence quand tu nous tiens !

Il est assez affligeant de s’apercevoir que, passée la différence, il reste… la différence. Dans un pays comme la France, qui légifère à tour de bras pour faciliter les accès des lieux publics aux personnes handicapées, pour leur assurer une formation professionnelle digne de ce nom, pour leur donner accès aux loisirs ou au sport…, les collectivités ne sont toujours pas capables d’offrir les mêmes attentions à des gens à mobilité réduite qu’à des valides.

D’après Serge Bonafé, président délégué du Toulouse Invalides Clubs, section basket, la mairie de Toulouse subventionne le «TIC» à hauteur de 40 000 euros, tandis que le club de basket valide de Toulouse toucherait entre 200 000 et  300 000 euros. Quand on parlait de différence… Comment expliquer un tel écart des aides des collectivités locales ? Les basketteurs du TIC évoluent pourtant au plus haut niveau du Championnat de France, mais aussi des compétitions européennes en club. Ils affichent un palmarès important qui va du Champion de France 2007, vainqueur de la coupe de France 2006… Actuellement vice-champion de France de Nationale A1, on ne peut pas leur reprocher de ne pas avoir de résultats pour expliquer ce manque de soutien.

Sont-ils moins pro ? Assurément non, aux vues de leur résultat.

Ont-ils besoin de moins de matériel ? Non plus. Ils doivent investir pour acheter des fauteuils spéciaux conçus pour les activités sportives.

Ont-ils moins de déplacements à faire ? Pas du tout puisqu’ils disputent des compétitions internationales. L’année dernière en Turquie, celle d’avant en Espagne…

Et tenez-vous bien, ils mangent et doivent se loger également…

Alors, effectivement, il est des choses qui sont difficiles à comprendre et surtout, pour les joueurs invalides du club de basket de Toulouse, difficiles à admettre. Eux, qui sont obligés de prendre des jours de congés quand les déplacements sont longs et que les compétitions sont étalées sur plusieurs jours, eux dont les frais kilométriques ou de bouche ne sont pas remboursés, ni par le club, pris à la gorge, ni par la Fédération.

Autant dire qu’il faut vraiment aimer son sport, y trouver une telle passion que l’investissement est total, pour continuer à se rendre sur le parquet, à être international mais devoir se sacrifier pour son club… Il est des sportifs que personne ne remarque et qui mouillent le maillot, et d’autres…



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.