Des sanctions disproportionnées

La sentence est tombée pour les «Espoirs fêtards» ! M’Baye Niang, Chris Mavinga, Antoine Griezmann et Wissam Ben Yedder ont écopé chacun d’une suspension en équipes nationales jusqu’en décembre 2013, quand Yann M’Vila lui, devra faire ceinture jusqu’en juin 2014. Lourdes sanctions si l’on prend l’affaire à chaud car, au fond, il ne s’agissait que de jeunes intrépides qui ont voulu aller faire la fête, comme tous les jeunes de leur âge. Privés des footballeurs en pleine ascension de sélection parce qu’ils ont retrouvé leur insouciance et ont oublié l’enjeu du match face à la Norvège qui devait se jouer quelques jours plus tard, c’est un peu cher payé tout de même. D’autant que si la fameuse rencontre opposant l’Equipe de France Espoirs à celle de Norvège avait tourné en faveur des Bleus, il n’y aurait peut-être même pas eu ne serait-ce qu’une bribe de scandale. Une simple remontrance aurait fait office de punition. Oui, mais voilà, les Bleuets ont perdu et avec la victoire se sont envolées les chances des cinq «teuffeurs» de faire passer la pilule discrètement.

Alors, il s’agit sûrement là d’une «sanction exemple», mais peut-on couper court à la carrière nationale de cinq joueurs sous prétexte qu’ils ont voulu se divertir ? Parce qu’il est presque certain, notamment pour M’Vila, qu’un autre joueur aura pris sa place d’ici juin 2014. D’accord, il n’en est pas à sa première incartade (déjà sanctionné pour ne pas avoir serré la main de son entraîneur lors d’un remplacement et coutumier des comportements déplacés), mais ne revêtirait-il pas le costume de bouc-émissaire ?

Certes, il faut donner l’exemple, mais même dans cette optique, la sanction reste lourde. D’autant que celle infligée aux «rebelles de Knysna» a été relativement clémente si l’on compare les faits. Mais pour la Fédération Française de Football, cette décision est simplement celle qui marque le début d’une nouvelle ère plus stricte. Il ne reste plus qu’à voir si, à la prochaine convocation de la commission de discipline, les «juges» seront aussi sévères… Sinon, ce serait-là la preuve flagrante que M’Vila a servi de bouc-émissaire.

Affaire à suivre



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