Se baigner en toute sérénité

Canal Du Midi

La qualité des eaux de baignade

En cette période estivale, nous allons probablement tous nous baigner, à la mer, l’océan, la piscine ou pourquoi pas un lac. Qu’en est-il de la qualité de l’eau qui nous rafraichîra cet été ?

Selon le Ministère de la Santé, la «qualité chimique de l’eau de baignade est généralement stable». Les services sanitaires assurent, au cours de la saison balnéaire, le contrôle des zones de baignades fréquentées. Les risques sont essentiellement microbiologiques, c’est-à-dire liés à la présence dans l’eau de microorganismes. Ces derniers, sous forme de bactéries ou virus, en cas d’ingestion ou de contact avec la peau peuvent provoquer des maladies comme la gastro-entérite, ou des affections respiratoires et cutanées. La gravité dépendra beaucoup de l’état de santé général du baigneur, bien souvent rien ne se passe. Les sites de baignade ou d’activité aquatique sont classés en deux catégories : les piscines et les sites naturels (lac, étangs, mers, océans). Les sites d’eaux thermales sont soumis pour leur part à une réglementation spécifique.

Si la qualité de l’eau des piscines répond à plusieurs critères et peut être l’objet de contrôles précis et fréquents, c’est moins évident pour les sites naturels.

Les sites naturels de baignade peuvent être contaminés par des eaux usées plus ou moins épurées (l’origine des contaminations est variée) et il arrive que l’efficacité du filtrage naturel des plantes et de la terre ne suffise pas. Une directive européenne règlemente cette qualité depuis 1976, et une loi est appliquée en France depuis 1981 sous la houlette du Ministère de la Santé. Lors de la période estivale, du 15 juin au 15 septembre, des prélèvements sont réalisés, au moins une fois par mois, interprétés par les Directions Des Affaires Sanitaires et Sociales (DDASS) puis transmis aux communes concernées pour l’information au public. Il est donc recommandé de consulter les panneaux d’informations à l’entrée des plages ou dans les maires de sites de baignades.

Les piscines quant à elles sont des El Dorado pour les microbes ! En 2010, un rapport de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail portant sur l’examen de 16 000 piscines françaises ouvertes au public attire l’attention sur «la pollution que provoquent les baigneurs eux-mêmes» comme la sueur, les résidus cosmétiques, l’urine, associés aux produits de traitement des eaux, peuvent générer une certaine toxicité. Les risques pour la santé restent toutefois minimes.

Quelques recommandations pour de bonnes baignades :

Sur les sites naturels :

Consulter les panneaux d’informations

Evitez de vous baigner après des orages

Utilisez une serviette pour vous allonger sur le sable

Remportez vos déchets

A la piscine :

Prenez une douche avant et après la baignade

Utilisez les pédiluves

Ne pas manger ou boire à proximité des bassins

Plus d’info sur baignades.sante.gouv.fr

 

 

La vitamine D, parlons-en !

Selon de bulletin épidémiologique hebdomadaire de l’Institut de Veille Sanitaire (INVS) du 24 avril 2012, les déficits modérés en vitamine D sont fréquents en France, 80% des individus suivis au cours de cette étude présentaient une insuffisance. Autres éléments intéressants de cette étude, les déficiences seraient plus courantes pour les fumeurs, les sédentaires ayant peu d’activités physiques et les habitants de zones a faible ensoleillement. La vitamine D a un rôle essentiel dans la minéralisation des os et des dents, la robustesse du squelette humain et pour la santé. Elle permet l’absorption du calcium et du phosphore. C’est donc une vitamine capitale pour les plus jeunes parce qu’elle permet d’écarter les risques de rachitisme, mais aussi pour les aînés car elle diminue le risque de fracture, améliore l’équilibre et la tonicité musculaire. Une carence en vitamine D provoque une faiblesse et des douleurs musculaires ou tout simplement de la fatigue. Les personnes qui ont la peau foncé ont des besoins plus importants en vitamine D. Au cours de ces dernières années, les chercheurs se sont d’avantage intéressés à cette vitamine, identifiée en 1922. Elle aurait des effets anti-inflammatoires et immunomodulatoires, une action protectrice en cas d’infection virale ou bactérienne, un effet protecteur dans certains cancers (sein et colon) mais aussi du système cardiovasculaire, et agirait directement dans le système nerveux central. Les scientifiques estiment que 80 à 90% de la vitamine D dont le corps a besoin peut être procurée par de courtes mais régulières expositions au soleil. Dans les aliments, la vitamine D se cache essentiellement dans les poissons comme le flétan, la carpe, le thon, le maquereau et le saumon et plus fortement sous forme d’huile. On en trouve aussi en plus petite quantité dans le foie de poulet, les champignons, le beurre et les œufs.

Marie-Agnès Espa

 



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