Virage Social-Libéral ? Non, impasse Sociale-Sidérale !

L’impossible inversion de la courbe « sociale » devint virage « libéral » le 31 décembre, quand François pas encore Gayet nous annonçait une année 2014 forcément meilleure, et où son supposé tournant devint  ainsi « social libéral ». Un tel oxymore en dit long sur l’ignorance crasse des journalistes qui osent relayer une telle formule sans rire.

Parce qu’on croit voir dans ses promesses de circonstance un léger bonus au patronat, voilà que le président socialiste « égayé » opterait pour une nouvelle veste, cette fois arborant un macaron libéral débridé et social affirmé. Mais faut-il donc que le sens des mots soit perdu en cette France, pourtant pays des Lumières ? Il ne suffit pas de faire un vague sourire au MEDEF pour se transformer en libéral – affirmons que les authentiques libéraux sont rares en  France. Car le libéralisme n’est pas un simple colorant économique, vaguement bleu, dont il suffirait de quelques gouttes dans la soupe rose socialiste pour donner à celle-ci la teinte de la prospérité.

Le libéralisme est une philosophie bien plus profonde, qui repose sur le simple mais universel respect du droit. Pas n’importe quel droit : le Droit Naturel. C’est-à-dire le droit originel et de bon sens d’égale liberté, un droit qui ne reconnaît pas les passe-droits ou les privilèges (statuts ou régimes spéciaux), ni la fausse monnaie européenne, encore moins la mafia politique. On comprend dès lors que le libéralisme est l’inverse, l’opposé du socialisme. Alors que le libéralisme ne s’intéresse qu’à l’être humain et à sa protection face à tout pouvoir, le socialisme s’intéresse aux groupes sociaux et se caractérise par la création de multiples fausses catégories sociales. Il justifie ensuite d’accorder à chacune quelque avantage compensant de prétendus « effets pervers ». C’est le clientélisme par l’achat de voix.

A force d’euphémismes et de confusions entretenues, le terme « libéral » est même devenu aux Etats-Unis synonyme de « leftist », donc de socialiste. Les « Democrats » ont imposé cette idée qu’ils seraient les seuls porteurs des idées de Liberté, valeur ô combien symbolique dans ce pays de pionniers, longtemps le seul espoir des persécutés du monde. Obama ne manque pas de se positionner en grand libérateur, donneur de leçons et symbole noir de la victoire des faibles. Belle mascarade.

François ex-Trierweiler mais jamais Royal cherche à suivre la même pente. Quand on ne veut pas abandonner le clientélisme, il faut bien trouver une astuce pour faire croire qu’on entend les petites gens qui triment pour soi, qu’elles peuvent avoir confiance. Vaste manipulation. Et ce devrait être le rôle des journalistes que de l’identifier. Mais pour cela, il aurait fallu que ces derniers apprennent autre chose que le socialisme économique ou cette idée fausse que démocratie rime avec liberté.

Il aurait fallu qu’ils apprennent que la liberté, celle qui s’arrête là où commence celle d’autrui, a comme corollaire la propriété privée. Que c’est la propriété privée et elle seule qui fonde toute société libre et prospère. Il aurait fallu que les journalistes comprennent suffisamment l’économie pour se rendre compte que les crises sont dues à l’excès de socialisme et à l’absence de libéralisme. Que nous ne devons notre peu de prospérité qu’aux capitalistes obstinés et non aux politiques délétères de ces « sociaux-libéraux » vivant sur le dos des entrepreneurs. Il aurait fallu qu’ils soient des journalistes, tout simplement. Qu’ils nous informent dans l’indépendance et non la connivence du pouvoir.



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