Trop, c’est trop !

Une fois encore l’actualité nous apprend la disparition d’une jeune femme Laetitia dont on est sans nouvelles depuis plusieurs jours. Aucune trace d’elle, si ce n’est son scooter retrouvé accidenté sur le bord de la route à deux pas de chez elle. Toutefois, un suspect est arrêté, qui au bout de quarante huit heures de garde à vue, avoue avoir renversé l’adolescente et jeté son corps dans la Loire. On apprend aussitôt que l’homme est un multi récidiviste condamné plus de dix fois notamment pour viol et tentative de viol. Habitué aux confrontations avec la police, il gagne du temps, refuse de parler et de dire où il s’est débarrassé du corps. On comprend dès lors la torture endurée par la famille et les amis qui conservent malgré tout un espoir ; lequel s’amenuise de jour en jour pour déboucher sur l’inéluctable. Devant une telle infamie, on en viendrait à regretter les bourreaux qui ne mettaient pas longtemps à faire avouer leurs prisonniers même si bien sûr les droits de l’homme nous font aujourd’hui interdiction d’user de tels procédés. Mais se pose-t-on la question des droits de cette pauvre jeune fille, de ses parents, de ses amis et plus largement de la société de plus en plus menacée par de tels individus ? Et que fait la société pour les mettre hors d’état de nuire ?
Définitivement à l’abri

Apparemment pas grand-chose puisque revoilà en liberté un homme plusieurs fois condamné qui ne respecte pas plus les obligations judiciaires que les soins prescrits pour soi-disant mettre fin à ses pulsions. Décidemment, il va falloir sanctionner une fois pour toute la récidive avec le seul moyen qui s’impose : c’est-à-dire la mise à l’écart définitive de ces hommes ou de ces femmes dont on sait qu’ils ne pourront jamais être réinsérés dans notre société. A quoi sert-il de condamner à la perpétuité si dans le même temps le condamné peut ressortir au bout de quinze ou vingt ans de soi-disant bonne conduite ? Il est fort à parier que cette bonne conduite n’a pour seul but que de sortir plus tôt pour pouvoir recommencer à torturer et à tuer. Alors il faut tirer les conséquences de tels actes et mettre définitivement à l’abri la société pour que les parents des victimes ne soient plus confrontés un jour aux bourreaux de leurs enfants avec toutes les tentations que cela pourrait engendrer. On a supprimé la peine de mort dont acte, alors pour compenser, il faut se donner les moyens financiers pour que ces multirécidivistes soient enfermés jusqu’à la fin de leur vie, certes dans des conditions décentes mais aussi sans faiblesse et sans espoir pour eux de revoir un jour le ciel de la liberté. Ils pourront être utiles aux chercheurs et psychiatres de tous poils pour essayer de comprendre les tenants de cette déviance humaine qui s’apparente à cette accoutumance de la torture et de la mort dont il semble qu’à ce jour on soit dans l’incapacité de traiter. En faisant ainsi la société sera sûre qu’il n’y aura pas d’autre récidive, et les parents des victimes pourront dormir enfin en paix, la vengeance ne les hantera plus.   
 

Francis Manaud


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