Sonia Guillemet « La politique est-elle l’affaire de tous ? »

Quand on m’a proposé de faire la tribune libre cette semaine, plusieurs sujets me sont venus à l’esprit : intégration, racisme ou tout ce qui tourne autour de mon métier de médiatrice. J’ai préféré choisir un sujet actuel au vu des échéances électorales : la politique. Pourquoi ? Tout simplement parce que je suis moi-même un sujet atypique, dans le sens où je me suis lancée en politique alors que je ne fais pas partie de l’élite.  Mais que véhicule le mot politique ? Société organisée et développée, structure et fonctionnement d’une collectivité, pratique du pouvoir.

 

Avant, je me disais comme beaucoup que la politique ne pouvait pas intéresser les gens d’en bas, car elle nécessitait un niveau scolaire élevé pour la maîtriser, qu’il fallait être issu d’une famille aisée pour y accéder. En gros, ce n’était pas fait pour moi. Mais mon engagement sur le terrain a fait naître des convictions et une envie de défendre les intérêts des plus éloignés du système. Mais j’avais ce complexe d’infériorité politique qui m’empêchait de franchir le pas. Pour moi Politique rimait avec Pouvoir. Curieuse, j’ai cherché et j’ai trouvé des définitions. En fait chacun définit la politique en fonction de ses convictions et de ses ambitions pour la collectivité. J’ai ainsi trouvé la force de me lancer en me disant que la politique peut être l’affaire de tous. Une femme de ménage ne pourrait-elle pas avoir autant de bon sens qu’une polytechnicienne ou une énarque ? Quand je vois la richesse d’idées des Toulousains, je me dis que c’est du gâchis car des solutions aux problèmes, on pourrait en trouver auprès d’eux. Ouvrir la politique à tous, c’est augmenter les chances pour notre ville de trouver des solutions innovantes, d’être dynamique et ainsi attractive. C’est ça «Aimer Toulouse». Or comment lutter contre ce complexe d’infériorité politique pour que tous les Toulousains s’accaparent de la politique? Je rappelle qu’en 1945, il y avait 65 députés ouvriers sur 522 et en 2012 le nombre est descendu à 1 sur 577. Mon engagement tend à encourager le peuple d’en bas à lever la tête et à se faire entendre. Nous sommes Tous des enfants de la République et la société a besoin de nous et de nos idées. A chacun de trouver sa place et surtout de choisir la définition qui lui convienne de la politique. La mienne correspond aux valeurs humaines, au respect de notre devise «Liberté, Égalité, Fraternité», au respect du choix politique de chacun. Mon choix est basé sur la liberté, sur la volonté d’un travail collectif et sur le désir de faire de Toulouse la ville de TOUS les Toulousains. C’est pourquoi j’ai choisi la liste de Jean-Pierre Plancade parce que je me reconnais dans les valeurs qu’il défend et le slogan «AIMER TOULOUSE» me parle.

 

 

 

Sonia Guillemet est médiatrice dans le quartier Amouroux.

 

Particularité : Elle était candidate en interne au PRG pour figurer sur la liste Cohen. Mais elle vient d’annoncer son ralliement à la liste menée par le sénateur Jean-Pierre Plancade lui aussi issu du PRG. Tous les deux se sont mis en congés de leur parti.

 

Twitter : @tedsonyaniwan31

 

 



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