Révolution mondiale ?

Le récent salon du Bourget a été l’occasion d’admirer les magnifiques réalisations faites tout dernièrement en matière d’aéronautique. Ce gigantesque marché des avions civils et militaires a mis en exergue les fabuleusesJustifier commandes qui correspondent aux nouveaux besoins des compagnies nationales et privées pour acheminer leurs clients aux quatre coins du monde. Il leur faut pour cela, faire appel aux nouveaux défis des constructeurs pour les plus grandes capacités de transport alliées aux économies d’une énergie de plus en plus chère parce que  plus rare. Comme à l’accoutumée, ce sont les deux plus grands constructeurs mondiaux qui se sont partagé le gâteau : Boeing pour les Etats-Unis et Airbus pour l’Europe. On a pu à cette occasion s’étonner de ce que les compagnies nationales ne jouent pas le jeu de la préférence commerciale ; ce qui en d’autres temps aurait paru tout à fait légitime. On se souvient à ce sujet de la polémique qui avait entouré le choix des Etats-Unis pour les ravitailleurs des avions militaires. Airbus avait crié au scandale au sujet de l’interventionnisme de l’Etat Américain au nom de la sacro sainte liberté du commerce. On a très vite compris que tout ce bruit ne servait à rien puisqu’en réalité les intervenants dans la construction des avions sont les mêmes pour les deux constructeurs et que donc la mondialisation faisait que la concurrence était en grande partie illusoire hormis la conception qui demeure l’originalité des deux constructeurs.

Pratiques mondialistes

Ce qui est vrai pour les constructeurs d’avions, l’est aussi tant pour les produits énergétiques que pour les productions céréalières dont les cours montent et descendent au gré de la demande sans pour autant que s’exerce une quelconque concurrence qui est pourtant le fondement même du capitalisme. On constate en effet que dans les hautes sphères du commerce, il n’y a pas de concurrence organisée, mais une spéculation qui par des intermédiaires successifs et pour le moins inutiles fait grimper le prix des matières indispensables à la vie quotidienne des hommes. Fort heureusement, des voix commencent à s’élever contre ces pratiques mondialistes qui en réalité faussent la concurrence non seulement par la création d’intermédiaires artificiels mais aussi par le non respect de cahiers des charges précis qui font que les produits manufacturés livrés sur les marchés sont bien trop souvent impropres à la consommation. Les enrichissements spectaculaires qu’induisent de telles pratiques au détriment des peuples ne sauraient trop longtemps perdurer car leur émancipation va elle aussi au rythme de la mondialisation. Le printemps arabe vient d’en faire la plus brillante démonstration et ce n’est sans doute pas fini. Les réseaux sociaux vont tisser une toile si vaste qu’il ne sera bientôt plus possible de tromper qui que ce soit sans que cela n’ait un retentissement mondial. Il faudra bien que les richesses indécentes accumulées trouvent leur épilogue. La révolution elle aussi, peut prendre un caractère mondial. Il n’est pas encore trop tard pour éviter le phénomène mais encore faut-il en avoir conscience.



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