Rémi Vincent: «Le Front de gauche, force autonome et conquérante»

Il y a deux semaines, le Journal Toulousain se faisait le relais d’une annonce politique concernant le Front de gauche et son avenir sur Toulouse. Je ne pensais pas que cela ferait tant de bruit, mais il faut croire que tout n’allait pas de soi. Jean-Christophe Sellin (élu toulousain et porte-parole départemental de Jean-Luc Mélenchon) et moi-même étions interrogés sur les municipales de 2014 et nous assurions tous les deux qu’il y aurait une liste à l’initiative du Front de gauche dans notre commune.  Après avoir souligné son inquiétante exclusion du groupe communiste de la mairie de Toulouse, Jean-Christophe Sellin, pour bien faire comprendre qu’il s’agissait d’une question politique et non politicienne, indiquait également à titre personnel qu’il ne voyait aucun problème à ce que notre tête de liste soit issue du Parti communiste français, principale force politique en nombre de militants, au sein du Front de gauche. La proposition de Pierre Lacaze pour mener cette liste avait donc cette signification : le Parti de gauche ne mendie rien et ne réclame pas de postes.

 

«Beaucoup de militants se sont dits rassurés par cet éclairage»

Alors, nous avons entendu de nombreuses réactions. Tout d’abord, beaucoup de militants du Front de gauche se sont dits rassurés par cet éclairage, eux qui redoutaient que nous devenions, comme Europe-Écologie et le PRG, des «bagages accompagnés» du PS. J’ai été rassuré d’entendre tant de militants communistes me dire cela. Malgré les quelques remarques désobligeantes de certains militants effrayés par l’idée de couper le cordon avec les socialistes, nos interventions étaient donc plutôt bien accueillies. Je connais les grandes qualités humaines et militantes des communistes. Je pense notamment aux camarades de la sixième circonscription dans laquelle j’étais leur fier candidat. Je sais ainsi que le Front de gauche est un outil à l’équilibre fragile, et je sais qu’il ne marchera droit qu’avec les communistes et toutes les autres organisations qui le composent. Dans cette saison des tempêtes, alors que les plans d’austérité de l’UE mettent à genoux les peuples dont les gouvernants n’ont pas su assurer un niveau de ressources fiscales suffisamment haut, le Front de gauche est l’alternative au PS. Il faut rompre avec le libre-échange mondialisé et mettre en place de grands plans de relance, notamment par la planification écologique et l’augmentation des salaires. Sur Toulouse, alors que Jean-Luc Mélenchon recevait les suffrages de 16% des votants, que nous avons tant de choses à proposer aux Toulousains (en termes de logement, de petite enfance, de démocratie participative, de transports, de gestion de l’eau), l’avenir du Front de gauche est, bien évidemment, celui d’une force politique autonome et conquérante. Nous sommes désormais adultes et devons définitivement avancer sans le PS, alors que celui-ci planifie l’austérité comme seul horizon de sortie de crise. En marche !

 

 

 

Rémi Vincent est membre du bureau national du Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon

Particularité : A fait ses premières armes au Mouvement des Jeunes Socialistes

Mail : remi.vince@gmail.com



UN COMMENTAIRE SUR Rémi Vincent: «Le Front de gauche, force autonome et conquérante»

  1. Adhérent PG dit :

    Il y a surtout URGENCE pour le FDG de rester UNI dans la majorité municipale ou pas !!

    Sans UNION … je voterai pour d’autre !!!!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.