Patrick Jimena: «Vite, la transition, là où nous vivons !»

En cette fin d’été, sous la chaleur écrasante, je pense sans cesse aux innombrables problèmes qui se dressent devant nous, habitants des villes et des campagnes. Un simple exemple : l’augmentation du prix de l’essence. A lui seul, il incarne le fil sur lequel repose toute l’organisation de nos sociétés dites modernes. Ce que nous mangeons, ce que nous produisons, nos déplacements, nos vêtements, notre économie, la plupart des objets de nos maisons… Tout est lié à l’énergie fossile. Les fondations de notre société ont été bâties entièrement sur un pétrole bon marché qui nous a faits passer de la peine à la panne. J’entends les commentaires : il faut bloquer les prix, baisser les taxes, faire payer les compagnies pétrolières. Nous faisons comme si nous avions affaire à un puits sans fond, à un pétrole aux gisements infinis ! Certains sont même prêts à aller détruire notre sous-sol et notre environnement pour en extraire les dernières miettes fournies par le gaz de schistes.

Ne faisons-nous pas fausse route ? Préférons-nous fermer les yeux et croire que hier sera comme demain ? Croyons-nous encore au plein emploi ? Pensons-nous encore que la croissance dans un monde fini reste possible ? Elle qui pourtant, est à l’origine de la baisse de la biodiversité, du réchauffement climatique et des inégalités inacceptables pour l’humanité.

 «Je propose le lancement d’un groupe à Colomiers»

D’ores et déjà, des milliers de citoyens refusent d’attendre que le ciel leur tombe sur la tête. Ils créent de l’autonomie énergétique, alimentaire, d’autres modes d’échanges, d’autres types d’habitats pour ne plus perdre leur vie à vouloir la gagner et pour anticiper enfin les ruptures de demain. Un vaste mouvement est en train de naître en France et dans d’autres pays d’Europe. C’est le mouvement des «territoires en transition». Des citoyens se rencontrent et mettent au point des actions concrètes pour relocaliser les emplois, se déplacer autrement, trouver des solutions pour assurer la nourriture pour tous, transporter les enfants à l’école… Un mouvement qui s’appuie sur nos formidables capacités d’adaptation. Des monnaies locales naissent aussi pour permettre des échanges de biens et de services en prenant en compte le respect de la nature et du bien-être social.

Un groupe s’est constitué à Toulouse et je propose le lancement d’un autre à Colomiers le 25 septembre. Arrêtons de douter et agissons localement car c’est le niveau auquel les citoyens peuvent inventer des solutions bien adaptées à leur réalité et passer à l’action. C’est aussi souvent, près de nous, que se trouvent les gens, les ressources pour agir.

Sans le pétrole, nous aurons besoin de la puissance, de la solidarité et du génie de chacun. Pour cela, il faut prendre le temps de relever la tête et de regarder devant nous pour construire un nouveau pacte social et un nouvel art de vivre. Il en va de notre avenir et de celui de nos enfants.

 

Patrick Jimena,

conseiller général du canton Toulouse 13, membre d’Europe écologie Les Verts

Particularité : Sa permanence est une caravane

Mail : patrick.jimena@gmail.com

 



UN COMMENTAIRE SUR Patrick Jimena: «Vite, la transition, là où nous vivons !»

  1. JAYET Hélène dit :

    Oui, des idées il nous en faudra pour construire le monde de demain! Et surtout, un monde plus juste pour tous et plus respectueux de notre Terre… A bientôt,
    Hélène

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