Marie Déqué « Réussir le saut métropolitain, voilà le défi que nous devrons relever »

Au cours des prochaines années, notre agglomération va devoir relever des défis de taille si elle veut – et c’est le souhait du groupe Toulouse Métropole d’Europe – réussir le saut métropolitain qui fera d’elle une véritable métropole européenne, reconnue à l’international, dynamique, attractive, porteuse d’une ambition partagée, fière de son identité et préservant la qualité de vie qu’on nous envie. Le premier défi est institutionnel. Une fois voté le projet de loi sur les métropoles, qui est le premier des trois textes de l’Acte III de la décentralisation présenté le 10 avril dernier en Conseil des Ministres, nous devrons sans tarder débattre du périmètre pertinent de la future métropole, de sa gouvernance, de ses relations avec les autres collectivités, du projet métropolitain qu’elle devra définir et des modes de financement des équipements d’intérêt métropolitain indispensables à l’amélioration de la qualité de vie de nos habitants. Le deuxième défi est celui de la connaissance, de la recherche et de l’innovation. La création de l’Université fédérale de Toulouse, la réalisation de l’opération Toulouse Campus et l’entrée en service de l’Institut Universitaire du Cancer seront des rendez-vous déterminants. C’est pourquoi je me réjouis du récent vote par le PRES de la convention financière de l’IDEX et j’attends avec impatience les conclusions de la mission sur l’Oncopôle conduite par André Syrota et Thierry Philip. Le troisième défi est celui de la mobilité. En dépit des investissements consentis par Tisséo, les conditions de déplacement se dégradent. Chaque année, les habitants du Grand Toulouse perdent l’équivalent de six jours dans les embouteillages. En cause : la politique conduite depuis 2008.

 

« L’avenir de notre agglomération ne se décide pas seulement à Toulouse ou à Paris »

 

Il faut changer de méthode et interpeller le Conseil Régional afin qu’il augmente le nombre des dessertes et améliore le cadencement des TER. Enfin, le quatrième défi est européen. L’avenir de notre agglomération, qui doit s’inscrire dans le club des métropoles européennes qui comptent, ne se décide pas seulement à Toulouse ou à Paris. Il se décide aussi à Bruxelles. A l’heure où des négociations cruciales ont lieu sur le budget européen pour la période 2014-2020, il est indispensable de conduire un véritable lobbying auprès de Bruxelles pour défendre les intérêts de Toulouse. Indiscutablement, le rendez-vous électoral de mars 2014 déterminera une partie de notre capacité à relever ces défis.

 

 

Marie Déqué est présidente UMP du groupe « Toulouse Métropole d’Europe » au conseil municipal de Toulouse. Elle est également conseillère régionale.

Particularité : Présidente du club Forums qui organise régulièrement des conférences

Mail : forums-toulouse@laposte.net



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