L’Erreur humaine

Couché sur son flanc tribord, le Costa Concordia ressemblait de loin à ces énormes baleines que l’on trouve parfois échouées sur nos plages sans savoir par quel destin tragique elles sont venues s’échouer là, hors de leur élément. Destin tragique aussi pour ce navire construit pour le plaisir des hommes et qui pour certains allait sceller à jamais une vie qui aurait pu être très longue encore. C’est sans nul doute une erreur humaine qui l’a fait s’échouer là alors que son destin était de faire parcourir de longues années encore, côtes et ports de la Méditerranée pour le plaisir de millions de touristes. Faiblesse humaine d’un commandant trop sûr de lui et de ses capacités de venir saluer au plus près ceux qui sur les îles, rêvaient de pouvoir faire un jour ce merveilleux voyage réservé à une population aisée et insouciante attirée par une mer et des pays qu’elle ne connaissait pas. Faiblesse humaine d’une société qui cultive les faux semblants et qui construit des monstres pour faire du chiffre d’affaire en baissant les coûts, grâce à l’embarquement de milliers de personnes en faisant semblant d’ignorer que ce faisant, les risques de catastrophes suivent la même courbe. Rien n’est assez grand, rien n’est assez cher pour permettre à la multitude de connaître les délices de la croisière, comme peuvent les connaître ceux qui ont les moyens de la faire seuls sur leurs yachts convoyés par un capitaine expérimenté.

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