L’erreur

Notre société a eu son attention attirée par ce médecin urgentiste qui aurait mis fin à la vie de personnes de toute façon condamnées à mourir à brève échéance. On doit convenir qu’il faut un certain courage pour en arriver à cette extrémité quand il s’agit de mettre un terme à d’inutiles souffrances dès lors qu’il n’y a plus rien à faire. Ce même courage aurait été utile à nos hommes politiques lorsqu’ils se sont rendu compte du fiasco de l’Euro dont on constate chaque jour les ravages. Pourtant, l’idée du départ ne manquait pas d’originalité dans la mesure où une monnaie commune aurait pu renforcer des liens économiques entre des pays aux mœurs et aux coutumes budgétaires différentes. La condition indispensable au succès de cette tentative était avant tout le respect du pacte de stabilité qui devait inscrire dans le marbre à l’origine, la parité de l’Euro, avec chacune des monnaies concernées. Au lieu de cela, tous les Etats à des degrés divers se sont servis de l’Euro comme d’un paravent qui leur a permis de faire aller leur dérive budgétaire avec des conditions d’emprunt particulièrement avantageuses. On sait aujourd’hui où cela a conduit l’Euro groupe qui doit désormais mener une politique drastique sous la surveillance du FMI et des agences de notations dont les variations et les incertitudes font la joie des spéculateurs. Désormais chaque pays concerné surveille les autres tandis que le tandem Franco Allemand donne le tempo aux autres pays jusqu’au moment où peut-être ils n’accepteront plus ce leadership de circonstance.

Revoir l’organisation européenne

Bien trop tard des voix se sont élevées pour que les nations reviennent à leurs monnaies d’origine et les politiques à juste titre ont évoqué la catastrophe qui s’ensuivrait. En fait, une telle opération montrerait la dérive des monnaies par rapport à la parité initiale en stigmatisant le manque de responsabilité de nos gouvernants et de leurs responsables des finances. Alors nous voilà condamnés à subir dans des délais les plus courts les contraintes nécessaires pour revenir à l’origine de la création de cette monnaie unique qui va faire bien des dégâts dans nos économies déjà fortement éprouvées par la mondialisation. Si les peuples concernés peuvent tenir le choc, il faudra à terme se poser sérieusement la question d’un retour ordonné et progressif aux monnaies nationales ; seule solution pour permettre une respiration correcte à nos économies respectives. Cette respiration pourra être mesurée par rapport à une monnaie commune comme l’était l’Écu à l’origine et qui serait l’élément de comparaison de l’activité économique de l’Europe par rapport aux autres monnaies mondiales. Pour en arriver à une telle solution, il faudra revoir de A à Z l’organisation européenne pour favoriser une confédération qui respectera le passé des peuples au profit d’une fédération dont il est évident que le caractère trop directif ne pourra jamais convenir à nos individualismes. Cela permettra sans aucun doute une intégration dans l’Union d’autres pays européens qui pour l’instant restent devant la porte, face aux difficultés que nous avons à résoudre.

 



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