L’équilibre

L’équilibre est une notion bien connue de physique dont les applications ne cessent de se vérifier dans tous les domaines. C’est ainsi que lorsque l’on est assis sur une chaise, notre corps exerce une force égale à celle qu’exerce la chaise sur notre corps ; ce qui fait que ce dernier se trouve en équilibre. Si l’on enlève la chaise, le corps tombe pour trouver un nouvel équilibre grâce à la force exercée par le sol. Il en est de même avec le climat quand les différences de températures froides en altitude et chaudes au niveau de la mer sont à l’origine des cyclones et autres tempêtes tropicales pour atteindre là aussi un équilibre avec un déchaînement de forces considérables. C’est sans nul doute les mêmes phénomènes qui régissent les grands événements économiques que nous constatons aujourd’hui, phénomènes que nous avons pourtant tant de mal à comprendre et à maîtriser. Aussi longtemps que les hommes sont restés sagement dans leur petit coin de terre et qu’ils n’ont pas été confrontés à la comparaison, ils se sont satisfaits de se battre entre tribus pour aller vers un mieux être ou vers une autre façon d’être. C’est ainsi que le Japon durant des siècles a refusé sous l’ère Sakoku toute incursion sur son territoire. Il aura fallu attendre la fin du 19eme siècle et l’ère Meiji pour livrer au monde occidental un Japon archaïque replié sur lui-même dont on sait aujourd’hui l’évolution phénoménale avec l’effet de balancier entre une période de repli total et celle actuelle d’une modernité avancée.
Eviter les conflits

Désormais le monde est ouvert et si l’on tient compte de la théorie de l’équilibre, rien ne pourra plus empêcher que de puissants courants viennent perturber les peuples pour tendre à l’unification des économies encore si différentes aujourd’hui. Si les peuples riches ont pu profiter de l’ignorance et de l’inorganisation des peuples pauvres, on constate désormais que ces derniers tendent à s’approprier et c’est un paradoxe, ce qui leur appartient. Les pays en voie de développement échangent leurs richesses contre nos technologies qui peu à peu leur permettront de se hisser au niveau de culture et de connaissances qui sont les nôtres. Certes, il reste encore beaucoup à faire tant les déséquilibres étaient importants, mais l’essentiel est de veiller à ce que cette mutation se fasse à un rythme tel pour que soient évités des conflits qui ralentiraient encore un processus inévitable. Car il faut bien en convenir, et la nature en est parfois la terrible démonstration, c’est à vouloir trop vite aller vers l’équilibre que surviennent les catastrophes. Désormais les cartes sont distribuées au niveau mondial, le bien-être s’installe peu à peu même s’il reste encore beaucoup à faire pour faire reculer la misère et fournir aux hommes l’essentiel. Mais il faut surtout veiller à ce que ce bien-être n’entraîne pas d’autres déséquilibres, comme par exemple la surpopulation ou la surconsommation au détriment des potentialités terrestres. Cela est tout simplement du domaine de la sagesse. Il nous appartient à tous d’y accéder.

 Francis Manaud




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