L’école de la République

Toute construction pour être solide doit reposer sur des bases saines et bien faites. Les ouvriers qui en sont les artisans doivent être bien formés et appliquer scrupuleusement ce pour quoi ils ont été formés. La construction des hommes passe par l’école Républicaine, laquelle est de plus en plus contestée car elle remplit de moins en moins son objectif : amener l’ensemble des enfants qui lui sont confiés vers un avenir harmonieux en fonction des capacités de chacun. Et pourtant pendant plus de cent ans, cette école a bien rempli son rôle, à telle enseigne qu’elle a longtemps servi d’exemple à bien des pays du monde. C’est avec patience et ténacité que les hussards noirs de la République ont combattu les nombreux dialectes de nos campagnes pour imposer le français comme langue nationale. Aujourd’hui, première difficulté à laquelle sont confrontés les enseignants, le multiculturalisme d’enfants dont les parents ne maîtrisent pas notre langue et qui de ce fait maintiennent dans la famille une culture qui se heurte à celle pratiquée à l’école. Ces enfants confrontés à leurs camarades français de souche progressent plus lentement et il est bien évident que de telles classes devraient bénéficier d’un statut spécial c’est-à-dire d’un nombre très restreint d’élèves afin que l’enseignant puisse palier au handicap culturel de base.
Le chemin de l’excellence

Malheureusement l’éducation nationale ne sait pas faire de distinction, uniformise les classes ; ce qui a pour résultat de provoquer les échecs de plus en plus nombreux qui sont constatés lors de l’entrée en sixième avec des élèves qui ne maîtrisent ni le français ni le calcul. De plus dans ces matières indispensables, nos responsables ont cru bon de bouleverser des méthodes d’enseignement qui avaient fait leurs preuves. Chaque nouveau ministre veut laisser sa marque et change méthodes et programmes à telle enseigne que les maîtres ne peuvent plus se référer à une ligne de conduite stable. Dans ces conditions, pourquoi ne pas envisager de sortir l’enseignement des rythmes de nos changements politiques qui sont de plus en plus fréquents avec des présidentielles à cinq ans. L’enseignement a besoin de continuité. Créons pour lui un statut indépendant pour en faire une autorité à part entière et en finir une bonne fois pour toutes avec des idéologies préjudiciables à son bon fonctionnement. Et puis il faut absolument revaloriser la fonction des enseignants par des salaires adaptés à la longueur et à la difficulté de leurs études, sans parler des efforts qu’ils doivent fournir pour rétablir leur autorité gravement remise en cause non seulement par les élèves mais aussi par leurs parents. Ils doivent impérativement suivre des formations rigoureuses pour harmoniser enseignement et pédagogie et pour favoriser la transmission de leur savoir. C’est à ce prix que l’école de la république retrouvera le chemin de l’excellence et avec elle, le succès des futures générations.
 

Francis Manaud


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.