Le souffle de la solidarité

Notre pays vient une fois de plus de faire face à une catastrophe naturelle qui a ravagé une grande partie des côtes de l’atlantique. La conjonction d’une très forte tempête de vents d’ouest et d’un coefficient de marée élevé à provoqué des ruptures de digues et des débordements tels, que des milliers d’hectares de terres ont été submergés par les eaux. Imprudence des hommes qui se sont crus à l’abri de digues centenaires pas ou mal entretenues. Imprudence de ceux qui ont voulu flirter avec un océan dont la force peut être redoutable. Imprudence enfin par l’appât du gain qui permet l’édification des constructions au mépris des règles les plus élémentaires de prudence. Et pour conséquence des vies qui s’éteignent, des vies brisées, des vies à reconstruire, des nuits de désespoir et des cris de fatalité. Tout cela parce que trop de confiance, trop de laisser aller, trop de facilité. Mais dans ce concert de choses épouvantables, c’est le souffle de la solidarité qui est venu redonner l’espoir. Car les hommes sont capables de solidarité dans la détresse, sûrement pour conjurer la fatalité et éviter qu’elle ne s’abatte aussi sur eux. C’est ainsi que spontanément des aides sont arrivées de partout. Vêtements, meubles, logements, argent, sont venus réchauffer ceux et celles qui avaient tout perdu. Désormais tout pouvait recommencer, la vie reprenait ses droits.
Retrouver la grandeur

Mais une autre catastrophe s’est abattue sur la France, sûrement pire que celle précédemment évoquée : c’est la déroute économique que le pays voit s’étendre jour après jour sans que rien ni personne ne prenne la peine de vouloir enrailler. Ce ne sont pas des maisons ou des biens matériels qui disparaissent, mais des emplois, des pans entiers de l’économie et de l’industrie se délocalisent sans pour autant que rien ne soit fait pour y remédier. Au lieu de cela, ceux qui sont en charge de veiller à l’avenir du pays et à protéger les plus fragiles, passent leur temps en batailles idéologiques stériles sans aucun sens si ce n’est celui de vouloir se protéger eux-mêmes, sans se rendre compte qu’en agissant ainsi ils se mettent aussi irrémédiablement en danger. Alors comme dans les catastrophes naturelles, le salut viendra de la solidarité qui s’établira pour remonter la pente vers laquelle notre pays glisse inexorablement. Il faudra une bonne fois pour toutes se défaire des idéologies politiques qui nous paralysent pour n’axer toute notre énergie que vers un seul but : retrouver la grandeur d’un pays qui longtemps a fait figure d’exemple. Seul un langage de vérité peut provoquer l’élan nécessaire à notre reconquête économique qui imposera à n’en pas douter de lourds sacrifices qui seront d’autant plus consentis que le chemin tracé sera sûr et sincère. Alors comme en Charente ou en Vendée, les énergies seront solidaires et l’identité nationale n’aura pas besoin de réunions et de colloques pour donner au monde sa véritable signification.
 
  Francis Manaud



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