Le monde en action

Les 20 grands pays du monde se sont rencontrés pour faire le point sur le cataclysme économique qui s’est répandu sur la terre comme un tsunami océanique et que rien ni personne n’avait vu arriver. Il a fallu la simple chute d’une grande banque américaine pour que le système s’effondre comme un vulgaire château de cartes et ce faisant, précipite dans la tourmente des milliers de familles qui jusque-là vivaient dans l’insouciance trompeuse de ce que leur avait promis les hommes et les femmes qui les gouvernent. Alors ils sont venus, ils sont tous là, les pays pauvres et les pays riches pour retrouver un équilibre qui calme les estomacs pour les uns, les esprits pour les autres et ce dans l’espoir que l’on ne leur en voudra pas trop d’avoir laissé se mettre en place des déséquilibres dont on ne peut plus que souhaiter que leur mélange ne provoque pas une explosion destinée à tout remettre à plat. Ils sont venus, ils sont tous là, dans leurs belles limousines blindées à l’épreuve des balles, ils se serrent la main, se congratulent, protégés par une armada policière au cas où ! On protège les élus des peuples qui eux n’ont pas su protéger leur peuple mais qui prétendent désormais faire le nécessaire pour que rien de semblable ne se reproduise. Car les solutions, ils les ont, ils les connaissent, mais ont tout simplement oublié qu’il fallait les mettre en œuvre, trop occupés à savoir contre qui et avec quoi ils allaient faire la guerre pour s’emparer des richesses de la terre au détriment de ceux qui la possèdent vraiment c’est-à-dire les hommes.
Conflit de religion et de civilisation

Depuis toujours, qu’un pays ou le monde soient en crise et l’on se tourne vers l’homme qui est ou que l’on croit providentiel. Après les années catastrophiques du président Bush junior qui a fait la preuve que la démocratie de l’argent pouvait amener au pouvoir un incapable, c’est vers Barack Obama que les espoirs du monde viennent de se tourner. Il n’est qu’à voir l’enthousiasme de ceux qui l’approchent pour comprendre qu’ils voient en lui le sauveur d’un monde que son pays a poussé vers le chaos. Sa rencontre avec les autres dirigeants de la planète a montré combien l’aspiration à une autre gouvernance mondiale était attendue. Mais il ne faut pas se faire trop d’illusion, les réticences seront nombreuses, et les réflexes acquis, longs à disparaître. Les intérêts réunis dans les divers paradis fiscaux ne sont sûrement pas prêts à se dévoiler et les bonnes intentions de façade devront se confirmer dans les faits sans oublier que de tout temps à jamais c’est la finance qui a fait ou défait les hommes politiques quels qu’ils soient. Désormais l’Europe et l’Amérique se sont donné la main. La France quant à elle est rentrée sagement dans le commandement intégré de l’Otan ruinant ainsi tout espoir à court terme de voir se développer en Europe une force de dissuasion indépendante. Les opposants ont fait entendre leur voix à Strasbourg tandis qu’à Prague la première fissure est apparue dans le magnifique consensus. Le président Obama a suggéré que l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne serait une bonne chose. Le Président français semble ne pas le suivre sur le sujet, tandis que la Commission continue à faire progresser le processus d’intégration. Une belle bataille en perspective dont bien malin sera celui qui en découvrira l’issue. Et pourtant se profile à l’horizon de façon inexorable un conflit de religion mais aussi de civilisation dont l’Afghanistan est le symbole. Décidément le temps passe sans que la sagesse des hommes ne fasse de réels progrès.

 Francis Manaud


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