Le crédit ; Prendre les dispositions nécessaires

Le suspense au-ra duré jus-qu’au dernier jour, mais enfin les Etats-Unis vont pouvoir continuer à honorer leurs échéances. Républicains et Démocrates ont réussi à s’entendre pour augmenter la dette du pays de plus de 2 000 milliards pour atteindre quasiment le montant faramineux de 15 000 milliards de dollars. Il était fort à parier que le pays le plus puissant du monde n’aurait pas accepté de se trouver en défaut de paiement avec toutes les conséquences qui en auraient résulté sur leur capacité d’emprunt et surtout sur le coût qui s’en serait suivi. Et pourtant le montant maximal de la dette est inscrit dans le marbre, mais les présidents successifs n’ont pas manqué de transgresser cette disposition que nous voulons instaurer en France. Il faut dire que depuis quelques années maintenant, nous cherchons à copier nos amis américains dans de multiples domaines sans nous rendre compte que certaines de leurs façons de faire ne correspondent pas à notre mode latin, sans parler de la dimension du pays qui est bien loin d’être la même. Des fastfoods aux supermarchés, du commandement intégré à l’Otan en passant par le plaider coupable, nous voilà transportés dans un monde qui visiblement n’est pas le nôtre. Dernière perspective dans ce domaine : faire voter en congrès la règle d’or dans notre constitution pour mettre un terme à notre dérive budgétaire. Quand on voit ce qu’il en est aux Etats-Unis, on peut penser qu’il vaudrait mieux agir sur le terrain que se donner bonne conscience à moindre coût.
On dépense plus que l’on ne produit

Car en fait le problème est théoriquement simple : dans les pays occidentaux, on dépense plus que l’on ne produit. Les Américains qui se veulent les gendarmes du monde, ont un budget militaire surdimensionné, la France pour faire baisser le chômage, a multiplié les emplois d’Etat et les emplois aidés, la Grèce a profité de son entrée dans la zone Euro pour emprunter et investir dans des infrastructures qu’elle ne peut plus payer. Pour faire “marcher le commerce”, on a fait s’endetter les ménages pour les biens de consommation, pour le logement, sans imaginer que le moindre grain de sable dans la machine économique provoquerait des catastrophes comme les surprimes avec les prêts à taux variables. Pendant ce temps, les pays en voie de développement créent des richesses, économisent et prennent petit à petit pied dans nos économies chancelantes. Il est donc temps de prendre les dispositions nécessaires pour faire que tant l’Etat que les particuliers prennent conscience que vivre à crédit n’est possible que dans la mesure où l’on est capable de faire face à ses obligations. Si l’Etat a lui toujours la possibilité de recourir à l’impôt pour y parvenir, il n’en est pas de même pour le citoyen lambda dont la seule ressource est de faire appel à sa production à quelque niveau de la société où il se trouve. Il faut donc que l’Etat se dote des meilleurs économistes pour redresser les comptes de la nation, et que les citoyens soient suffisamment éduqués pour ne rien entreprendre qui soit en dehors de leur possibilité. A tous les niveaux, un crédit responsable qui permette de faire tourner l’économie mais aussi qui respecte la notion d’obligation vis-à-vis de la société.



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