Le Choix

Encore quelques soubresauts de l’affaire DSK et de l’insoutenable remue-ménage qu’elle a suscité, et nous voilà lancés dans la grande course à l’élection présidentielle de l’année prochaine. Dans un premier temps, nous allons avoir droit à une nouveauté, les primaires du parti socialiste pour désigner le candidat qui représentera les socialistes dans la compétition à l’échéance suprême. La démarche est on ne peut plus originale puisque le projet étant déjà défini, chacun des prétendants nous expliquera comment il entend le mettre en œuvre. Cela peut être comparé à l’émission de télévision “master chef” où l’on donne aux compétiteurs des produits identiques avec lesquels ils doivent composer le meilleur plat possible. Il faut dire qu’en matière politique, la cuisine, chacun s’y connaît. Donc pendant quelques semaines, on va manger socialiste à tous les repas sur toutes les chaînes et dans tous les journaux, tout le monde à l’affut du poison que tel ou tel aura mis dans le plat de l’autre. Des socialistes qui sont censés défendre les plus démunis mais dont certains d’entre eux ont fait la preuve récemment que la pauvreté n’était pas et de très loin leur quotidien. Comprenne qui pourra où se cache la sincérité ! Pendant ce temps, l’autre camp observe la manœuvre, prépare les projectiles qu’ils ne manqueront pas d’envoyer sur le vainqueur une fois désigné. En face personne ne bouge. On attend simplement de connaître celui ou celle que l’on aura à combattre car à droite le candidat est tout désigné. Peu importe l’opinion que peuvent en avoir les Français, peu importe les résultats obtenus durant cinq ans, ce sera lui et personne d’autre. Pour le camp à l’origine de la cinquième république, le constat est un peu court car l’esprit même de la constitution, c’est une remise en cause permanente du chef avec le souci de l’assentiment du peuple.

Avons-nous le temps d’attendre ?

Or il faut bien en convenir, notre pays est bien loin de satisfaire aux aspirations de son peuple qui pourrait à juste titre vouloir un concurrent face à la gauche qui soit autre que celui qu’on lui propose. Ils sont quelques-uns qui pourraient prétendre à juste titre défendre les intérêts de leur pays mais qui devront attendre leur tour pour faire valoir des qualités qui pourraient séduire leurs compatriotes. Mais avons-nous encore le temps d’attendre ? Pour une nation qui a osé décapiter son roi, ce semblant d’hérédité républicaine peut paraître choquant. Et les autres, les sans-grades, ceux qui ne bénéficient d’aucun soutien des mastodontes politiques, quelle chance ont-ils de faire valoir leurs qualités, leur vision pour une autre France que celle qui oscille sans cesse d’un côté à l’autre comme si le destin n’appartenait à jamais qu’à deux hémisphères sans aucun espoir d’en sortir un jour ? Les analystes politiques, les médias sont comme conditionnés et ne voient pour seuls champions que ceux qui pendant plus de trente ans, nous ont amenés par facilité dans l’impasse que nous connaissons. Un président de la république ne peut pas être le chef d’un parti. Il doit être et sera celui qui aura la force de transcender les partis qui ne sont que des instruments, pour faire passer un souffle qui fera se relever un peuple qui n’attend que cela pour reprendre une place dans le monde qu’il n’aurait jamais dû quitter. Cet homme existe sûrement. Pourvu qu’il se montre et que nous sachions le reconnaître vite !



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