La fin des 500 ?

Il s’agit bien sûr des cinq cents signatures pour accéder à la possibilité de concourir à l’élection présidentielle. Cette condition nécessaire et suffisante a fait l’objet de si nombreuses critiques ces derniers temps, que l’on peut se demander si elle survivra à cette élection et si d’ores et déjà, il ne conviendrait pas de réfléchir à de nouveaux critères qui allieront à la fois compétence, et sérieux tout en écartant les éléments qui pourraient s’avérer fantaisistes et perturbateurs. En déléguant cette possibilité aux élus de la république, la constitution marquait ainsi sa confiance à ceux qui détenaient déjà la confiance du peuple et a priori le sérieux que l’on pouvait lui accorder. Pour cela, il fallait admettre que les critères mis en avant fassent litière des appartenances politique des uns et des autres pour ne tenir compte que de l’aspect démocratique de la démarche et des tendances principales se faisant jour dans l’opinion publique. Tel ne fut pas le cas à un point tel que certains candidats furent à deux doigts d’être écartés alors même que leur légitimité au sein de l’électorat paraissait acquise. Cette anomalie provient sans aucun doute de la tendance au bipartisme qui rejette une représentation proportionnelle dans les institutions de la république. Ce phénomène a été particulièrement mis en évidence par la différence qui a existé entre les candidats potentiels pour obtenir les précieux sésames.

Les meilleures chances de succès

Certains n’ont eu aucun effort à fournir, assurés qu’ils étaient du résultat alors que d’autres ont dû batailler jusqu’au dernier moment pour parfois échouer au pied du podium. Ce qui fut symptomatique à cet égard, c’est que les laborieux sont venus triomphalement apporter leurs signatures au conseil constitutionnel, alors que les autres quelque peu dédaigneux ont délégué un tiers comme pour dire qu’ils avaient mieux à faire. Ils seront donc dix à défendre leur vision d’une fonction qui devra s’attaquer à redresser les comptes du pays. Certains d’entre eux peu connus du grand public auront fort à faire pour convaincre les électeurs qu’ils ont la stature nécessaire pour dirigerla Franceet ce d’autant plus qu’ils sont quasiment seuls sans une structure accompagnatrice absolument indispensable. D’autres n’existeront qu’en s’accrochant à une ou deux idées bien sûr insuffisantes pour constituer l’ensemble d’un programme. Alors que dire globalement de la sélection qui nous est offerte, et pouvons-nous considérer que ce soit la meilleure possible ? Certaines personnalités restées sur la touche nous laissent à penser le contraire. Il est donc à parier que le futur président dans le souci d’améliorer la sélection des candidats, voudra changer les règles. Laisser le choix aux électeurs par un vote du style de celui réalisé par la primaire socialiste, libérerait nos élus d’une contrainte que visiblement beaucoup ne souhaitent pas assumer. Tendre vers la meilleure représentation possible doit être le souci majeur pour offrir aux électeurs et à notre pays les meilleures chances de succès.



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