La burqa en question ?

La France, tout le monde le sait bien, est le pays des droits de l’homme, même si dans certaines circonstances ce droit est quelque peu écorné, principalement lorsque l’on se penche sur l’état de nos prisons évoqué par le Président Sarkozy qui prétend y mettre bon ordre comme nombre de ses prédécesseurs. Qu’en sera-t-il dans le futur ? L’action s’arrête souvent aux portes du discours. Mais tout droit a ses limites et ces limites sont fixées par la perception qu’un peuple a par rapport à son histoire et sa culture. C’est ainsi que la France a inventé le principe de laïcité notamment dans le fonctionnement de son administration et ce pour bannir toute présence jugée ostentatoire des caractères religieux. Sage précaution quand on sait que les différends religieux peuvent entraîner des débordements graves et irréversibles. L’évolution de notre société entraîne de facto des mouvements de plus en plus importants de populations aux origines et aux cultures diverses. Si cette évolution peut être créatrice de richesses, elle ne doit être en aucun cas un transfert pur et simple d’un mode de vie d’un pays vers un autre. C’est le cas par exemple de l’excision que l’on n’a pas à juger quand elle est pratiquée en Afrique mais qu’en aucun cas nous ne pouvons accepter ni tolérer en France. C’est ainsi que tout récemment de nombreux représentants du peuple toutes tendances politiques confondues, se sont émus du port par les femmes de la burqa, cet accessoire vestimentaire en pratique chez certains intégristes musulmans.
Liberté et transparence

Outre le fait qu’il n’est pas démontré que le port de cette tenue soit un fait volontaire chez la femme musulmane, on comprend bien que l’on se trouve ici devant des pratiques diamétralement opposées à ce qu’est notre conception de la liberté et de la transparence. Tout ce qui est caché est a priori suspect, et la vie paisible dans la cité ne peut se concevoir qu’en pleine lumière. C’est le fondement même de la démocratie bien qu’elle ne se révèle que dans le secret des urnes. On se rend bien compte que peu à peu et pourquoi pas de façon insidieuse, des religieux veulent nous faire admettre leur conception d’une civilisation qui n’est pas la nôtre et que nous ne pouvons accepter. Si ces hommes ne souhaitent pas que leurs femmes soient vues et si ces dernières sont consentantes alors qu’ils aillent jusqu’au bout de leur logique et se mettent à l’écart du monde et de la société en devenant prisonniers de leur croyance. Nous ne pouvons pas décemment accepter cet enfermement ambulant lequel au-delà d’une croyance que nous n’avons pas à juger peut être la facilité à propager des dangers dont nos concitoyens pourraient être les victimes. Non décidément, il ne faut pas attendre plus pour mettre un terme à cette pratique. Légiférer pour l’interdire et condamner paraît être du simple bon sens et que ceux qui n’y verraient que répression prennent une destination où ces pratiques sont tolérées. C’est cela aussi la liberté.
 
 Francis Manaud



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