JT 305

Municipales
Le choix des candidats

La bataille des élections municipales est engagée. On a beau dire que l’élection du maire est avant tout le choix d’une ville pour un homme et son équipe, il faut que dans les grandes villes la politique s’en mêle et il faut bien le dire, le choix des colistiers est un véritable casse tête chinois. Pourquoi les grands et les petits partis sont-ils obligatoirement présents ? Ce sont eux qui en principe ont la logistique pour permettre à leurs candidats d’avoir un soutien le plus largement rependu dans la population. Ce soutien est non seulement celui des convictions, mais aussi celui des bras qui distribueront les professions de foi dans les boîtes aux lettres, iront coller les affiches ou harangueront les foules dans les marchés traditionnels ou de plein vent. Et il faut quelquefois avoir du courage pour tendre une main ou un document de campagne à quelqu’un qui le prend, le regarde et vous fait savoir souvent vertement qu’il n’est pas dans votre camp. Car la tolérance n’est pas toujours au rendez vous, et les plus fanatiques des partisans ont quelquefois tendance à expliquer leur différence à coups de point ou d’invectives. Notre Président en a fait dernièrement l’expérience au salon de l’agriculture et sa réaction  lui a sûrement rappelé les marchés et les commerces arpentés avant d’en arriver où il en est aujourd’hui. Une fois la liste des partis déterminée, il y a le quantum que le candidat est prêt à leur attribuer et là deux cas de figures se présentent.

Gage de fidélité

S’il s’agit du maire sortant, ses adjoints et ses conseillers attendent tous la récompense des efforts fournis en étant repris. Peu d’entre eux ont du mal à imaginer que les efforts accomplis ont été insuffisants, et laissés de côté, ils deviennent des opposants acharnés à celui que quelques jours avant ils couvaient de leurs yeux. Certains même montent par dépit leur propre liste ; ce qui en dit long sur la profondeur de leur engagement précédent. Et puis il y a les vieux, ceux que l’on a trop vus et auxquels on montre la sortie non sans avoir au préalable agrémenté leur boutonnière d’un ruban compensateur. Pour l’opposition au maire sortant, la position est plus facile car elle consiste à se rapprocher de personnages qui se sentent flattés de savoir qu’on ait pu les choisir pour mener une bataille qui leur permettra peut être de jouer un rôle dans la cité. Mais ne nous y trompons pas, s’ils sont élus, la prochaine fois ils seront dans le cas de figure précédent. Et puis il y a les personnes de la société civile, celles ou ceux qui dans la cité représentent un pouvoir quelconque, que ce soit dans le monde du sport, de la culture ou encore du spectacle et des associations. C’est alors à celui qui mettra dans sa liste telle vedette sportive, tel acteur de renom ou tel président d’association alors même que la plupart d’entre elles se fait un devoir de ne jamais aborder les questions politiques.
C’est l’occasion pour le public de découvrir les aspirations politiques de leurs vedettes même s’il paraît peu probable que cela puisse changer le vote des électeurs. Ce recours au vedettariat a quelque chose de peu sérieux, car si l’on peut admettre qu’il soit intéressant d’avoir dans une équipe des personnes compétentes dans des domaines divers, il est peu probable que les personnages célèbres puissent agir de façon efficace au sein d’un conseil municipal qu’ils déserteront le plus souvent. Enfin il y a la place sur la liste dont on sait à quelque chose près qui sera ou non élu. Pourquoi ne pas tirer un coup de chapeau à ceux qui en fin de peloton savent qu’à coup sûr ils sont là pour faire le nombre. C’est à n’en pas douter un gage de fidélité qui honore celles et ceux qui l’acceptent. Enfin il y a la parité : cette notion obligatoire totalement absurde comme le sont d’ailleurs toutes les limites. Les femmes ont montré qu’elles étaient aussi capables sinon plus à gérer et à gouverner que les hommes. Alors pourquoi ne pas laisser libre cours à la volonté des uns et des autres. Quoiqu’il en soit au soir du deuxième tour, il faudra que les élus se mettent au travail. Alors et alors seulement on reconnaîtra ceux qui auront mérité nos suffrages.



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