Jean-Pierre Albouy «Mon engagement politique : L’enracinement culturel»

Jean-Pierre Albouy

«D’où venons-nous ? Qui sommes-nous ? Où allons-nous?»… Gauguin m’accompagne chaque jour par les interrogations fondamentales inscrites dans ce tableau-testament. Chacun d’entre nous, dans sa vie quotidienne et dans son intimité spirituelle, tente de trouver des réponses. A ma manière, en étant ni philosophe, ni théoricien, ni sociologue, ni historien…, je cherche et, au-delà de mon expérience personnelle et de ma propre histoire, à participer à une réflexion collective. Mon engagement politique, tel que je l’ai exprimé lors de la récente campagne pour les législatives de juin 2012*, va dans ce sens et plus particulièrement, est axé autour de la question de l’enracinement culturel. Le vide existentiel par l’acculturation et l’absence de racines est sans doute l’un des plus grands maux de notre temps, car il génère les incompréhensions de l’autre, les intolérances, les sectarismes, les extrémismes et les dérives totalitaristes. C’est pourquoi, toute politique ambitieuse et responsable doit mettre au cœur de son action l’éducation artistique de tous, et plus particulièrement des jeunes. Je l’ai déjà évoqué lors des événements sanglants qu’ont connus les villes de Montauban et Toulouse en mars dernier : ces tueries furent l’expression ultime  de ce désastre.

«La politique culturelle est décidée et financée par les pouvoirs publics»

La connaissance des arts et des savoirs doivent (re)trouver une place centrale dans nos enseignements. La Ville de Toulouse doit devenir un lieu extraordinaire d’échanges, d’expérimentations, de dynamismes et d’énergies autour d’une politique culturelle pilote et volontariste. C’est ainsi que je propose les axes suivants : Enseignement musical : création, en synergie avec les communes périphériques de Toulouse, d’une école de musique d’agglomération, qui trouverait toute sa place aux côtés du Conservatoire à rayonnement régional dont la vocation reste de former les futurs professionnels. Education musicale à l’école : donner toute sa place et conforter le statut et la fonction des musiciens intervenants en milieu scolaire. L’initiative actuelle de «l’orchestre à l’école» va dans le bon sens. Création d’un festival des musiques actuelles et d’une salle dédiée aux musiques actuelles : Toulouse est l’une des rares capitales régionales à ne pouvoir offrir à sa jeunesse un tel équipement, pourtant indispensable. Création de résidences d’artistes, tant compositeurs que plasticiens, mais également d’écrivains. Valorisation du travail de fond mené par les maisons de quartiers et autres structures décentralisées. Toulouse doit devenir une véritable capitale européenne de la culture, or je fais le constat d’une identité urbaine culturelle perdue. Quelques actions événementielles ponctuelles, même réussies, ne fondent pas une identité ancrée et pérenne. Proposer et mettre en place une fiscalité imaginative, qui encouragerait l’initiative privée et les partenariats croisés avec les institutions : la politique culturelle en France est, si l’on excepte quelques exemples isolés contraires, très majoritairement décidée et financée par les pouvoirs publics.

*Il était candidat centriste sur la 10e circonscription

Jean-Pierre Albouy, est l’un des responsables départementaux du «Nouveau Centre» (UDI).

Particularité : Il était le patron du célèbre «Havana Café»

Mail : jp.albouy@hotmail.fr



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