Gauche ou Droite, est-ce bien la question ?

Depuis quelque temps les journalistes ne cessent de gloser sur les difficultés du parti socialiste. On va même jusqu’à dire qu’il est en voie de disparition, tant les tensions à l’intérieur sont vives et les rancœurs tenaces. Querelles d’hommes de femmes, querelles de pouvoir que doivent regarder avec de plus en plus de détachement des militants ou pire des électeurs qui comprennent que les efforts des gens qu’ils ont élus ne servent en réalité qu’à leur propre “carrière”. Certes ce parti avec ses courants a toujours été la proie de tensions voire de querelles et de crises profondes, pourtant chaque fois dominées par une synthèse amenée par un exécutif ou un secrétaire général suffisamment fort pour faire taire les plus remuants. Est-ce à dire qu’aujourd’hui la première femme à la tête du parti n’est plus en mesure d’assurer ce rôle pourtant indispensable à sa survie ? Car de scission en scission, il ne restera bientôt plus rien de ce qui fut la gloire d’un Jaurès, d’un Mitterrand ou encore d’un Mendes France. Mais après tout, toute œuvre humaine est périssable et détruire est si facile quand construire est si laborieux. D’ailleurs notre 21ème siècle a-t-il besoin de la même configuration politique que celle du siècle passé ? La gauche avec sa classe populaire et la droite avec sa classe possédante sont-elles encore un modèle auquel le peuple au sens large du mot, puisse encore se référer ? Et comment juger ces pantalonnades que nous font vivre nos élus qui se déchirent sous l’œil des cameras pour se retrouver autour d’un whisky à la buvette de l’Assemblée. Cela pourrait porter à rire si la période économique que nous vivons ne requérait pas la plus grande attention.

Cessons de zigzaguer

Il faut désormais et de toute urgence siffler la fin de la récréation et se mettre au travail. Cesser ces querelles de boutiques pour enfin mettre à jour une politique cohérente. Peu importe le côté dont elle est issue pourvu qu’elle soit assez efficace pour mettre fin à une hémorragie qui devient insupportable. Notre pays ne manque pas de talents, ne les laissons pas gâcher par des ambitions ou des ambitieux qui amusent la galerie mais n’ont d’efficace que le sourire qu’ils affectent dans leurs interviews. On veut du changement ? Alors donnons la parole à ceux qui ont des idées nouvelles et rendons la liberté de ne plus s’exprimer à ceux qui d’un côté comme de l’autre, n’ont fait que se laisser porter par le courant. Faire de la politique c’est lutter pour son peuple et hélas pour beaucoup de nos élus la lutte ne consiste plus qu’à se préserver une place au soleil. Laissons s’exprimer une jeunesse à laquelle appartiendra le monde de demain. Ce que nous lui laissons n’a pas de quoi nous rendre fiers, alors libérons-la de ce carcan droite/gauche et cessons de zigzaguer. C’est la ligne droite qui est le plus court chemin vers la réussite. Seulement voilà, beaucoup d’entre eux sont muselés. La presse ne joue plus son rôle éducatif d’une population qui ne prend plus le temps de lire. Fascinés par la télévision, on prend ce que l’on nous donne, l’on nous donne ce que l’on veut nous donner, et non ce qui serait nécessaire pour exercer notre plein et entier jugement. Heureusement il y a internet. Veillons jalousement à cet outil moderne et faisons en sorte qu’il évite la censure. C’est par ce moyen que les plus obscurs se feront entendre et qu’ils enverront au rancart ceux qui ont bien du mal à s’y rendre d’eux-mêmes.   

Francis Manaud


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