Françoise Laborde « L’école a rendez-vous avec l’histoire »

C’était un engagement fort de la campagne présidentielle de 2012. François Hollande avait souhaité « remettre l’éducation et la jeunesse au cœur de l’action publique». Dès son entrée en fonction, le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, s’est donc attelé à ce qui devrait être une des principales réformes du quinquennat, celle de l’Ecole. Un projet de loi, en ce sens, a été présenté en Conseil des ministres, le 23 janvier dernier.

 

Il va contribuer à tirer un trait sur une décennie de choix politiques qui se sont traduits par une véritable casse scolaire, en matière d’emploi, d’ascension sociale, d’égalité entre les individus et les territoires. Les valeurs fondatrices de notre République ont été mises à mal : laïcité, liberté, solidarité. L’actuel gouvernement s’attache à les rétablir, à leur redonner un sens et surtout une réalité. L’éducation est, avec la justice, la sécurité et la politique pour l’emploi, une des priorités de son action. C’est la condition pour que notre école forme des citoyens émancipés, prêts à affronter les défis du progrès dans une société en constante mutation.

 

« Je mesure l’ampleur du chantier »

 

Après trente ans passés dans l’Education nationale comme professeur des écoles puis directrice, et en tant qu’élue locale, à Blagnac, je mesure l’ampleur du chantier, de son financement et de ses implications sur le terrain. J’ai eu l’occasion de le dire au Ministre, des orientations fondamentales doivent d’être prises et je défendrai, lors de l’examen du texte au Sénat, les valeurs portées par les radicaux de gauche :

-          Harmoniser la pédagogie dans la formation des enseignants à l’apprentissage des contenus fondamentaux.

-          Former les enfants aux usages des nouvelles technologies sans en devenir les esclaves mais en développant leur sens critique.

-          Créer un enseignement, tout au long de la scolarité, dédié à l’orientation afin de briser la barrière entre filière générale et apprentissage.

-          Instaurer l’enseignement de la morale laïque. En ce sens, la laïcité et l’égalité des droits entre les femmes et les hommes doivent être au cœur des enseignements de l’école publique, dans l’objectif du mieux vivre ensemble de ces futurs citoyens.

 

Pour notre département et l’avenir de nos enfants, l’enjeu est crucial : 110 000 élèves sont accueillis dans les écoles maternelles et élémentaires de Haute-Garonne, avec des situations très contrastées. 18% des écoles élémentaires ont 3 classes ou moins et 17 écoles comptent plus de 350 élèves. L’effort de recrutement de nouveaux enseignants contribuera à résoudre certaines tensions (classes en sureffectif, non remplacement de professeurs), mais au-delà, il s’agit de refonder l’école de la République, de redonner confiance en l’avenir. Je veillerai à ce que les collectivités locales soient aidées afin qu’il n’y ait pas d’inégalités entre les écoles de nos territoires.

 

Françoise Laborde est Sénatrice de la Haute-Garonne depuis 2008,

membre de la commission Culture Education Communication du Sénat.

Vice-présidente de la Délégation aux droits des Femmes

du Sénat, et déléguée régionale du PRG.

Particularité : Adjointe à la culture de Blagnac

Mail : f.laborde@senat.fr



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