Football et Coupe du monde

Ca y est c’est parti pour quelques semaines pendant lesquelles l’essentiel de notre regard sera tourné vers un ballon rond que quelques hommes savamment sélectionnés essaieront de faire pénétrer à l’intérieur des filets adverses. Equation simple en apparence mais compliquée lorsque que l’on observe le parcours emprunté pour y parvenir. En premier lieu celui de ces hommes et tout ce qu’il a fallu de patience et d’efforts pour les amener à ce niveau de vedettariat. Cependant on est en mesure de ce demander si en particulier notre équipe de France est composée par des joueurs qui ont le désir de bien faire figurer leur pays. On ne dira jamais assez combien il est navrant alors que retentit l’hymne national de voir certains d’entre eux se comporter comme des abonnés absents. Et pourtant quel lien peut-il être plus fort pour des hommes que de communier par un chant symbole du sacrifice consenti par des milliers de combattants pour leur permettre d’évoluer libres sur tous les terrains du monde. Oui mais voilà, tous nos joueurs n’ont pas la même histoire. Certains d’ailleurs n’en ont pas. Alors quelle occasion en or pour faire leur éducation et leur apprendre que si leurs parents ont voulu être Français, il convient qu’ils en apprennent l’histoire et l’hymne qui en découlent.
Quel dommage que Napoléon soit mort

Pourquoi au premier jour de leur mise au vert ne pas leur passer de vieilles images de la Grande Guerre, la charge des Poilus pour vaincre l’adversaire avec comme conclusion l’apprentissage de la Marseillaise ? Ils apprendraient ainsi la nécessité d’être unis pour vaincre, mais aussi que les actes d’héroïsme se terminent bien souvent hélas par la mort, et en football par la perte de la partie par excès d’individualisme. Car c’est bien là que le bât blesse. Ils sont dans leur bulle dit-on, les oreilles branchées sur leur Mp3 alors qu’il conviendrait qu’ils communient ensemble comme lorsque par bonheur un but marqué provoque un empilement humain. Par malheur on leur a tellement inculqué qu’ils étaient les meilleurs, qu’ils en ont oublié que dans une équipe, on n’est rien sans l’Autre ; pas plus qu’ils n’ont appris que les montagnes d’argent qu’ils gagnent, ne serviront à rien s’ils ne savent pas avec qui et comment les partager. La leçon suprême que pourrait nous apporter cette coupe du Monde serait que la plus petite équipe aux joueurs les moins payés la remporte, uniquement pour apprendre à ces vedettes gavées d’orgueil que le talent c’est la fraternité d’un groupe et qu’en l’occurrence ici le groupe c’est un pays, une nation. Alors messieurs les sélectionneurs, quand apprendrez-vous à vos hommes que sans ces valeurs morales, il y a peu de chance que la victoire soit au bout. Que d’entendre vos supporters vous encourager par l’hymne national c’est la piqûre d’adrénaline qui va forcer le destin et donner le frisson sans lequel la bravoure ne sera pas au rendez-vous. Quel dommage que Napoléon soit mort. Sans connaître le football, il aurait fait sans nul doute un excellent entraîneur !  

Francis Manaud


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