Evolution… ou pas ?

Personne ne songerait de continuer à vêtir un enfant qui grandit et qui change, avec des habits de taille identique. De la même façon la société change et évolue, il convient donc de faire évoluer les principes qui la régissent pour les adapter aux nouveaux concepts. Les changements proviennent essentiellement de l’évolution des techniques et aussi de la jeunesse qui s’empare plus facilement de ces techniques que les adultes, qui ont le plus souvent du mal à les assimiler. C’est ici que l’on peut juger de la capacité ou non d’une nation à évoluer ou bien de rester empêtrée dans des traditions sclérosantes qui lui interdisent toute espèce de progrès. C’est bien sûr le cas des pays pauvres dont la majorité est gérée par des tribus ou des clans qui se distinguent le plus souvent par des croyances différentes. Elles les amènent à s’opposer de façon violente dans des guerres alimentées par des puissances extérieures dans le but d’accaparer les richesses le plus souvent minières ou géostratégiques. Les puissances économiques s’emploient maladroitement à faire évoluer ces populations vers une modernité trop souvent en contradiction avec des croyances et des pratiques millénaires. Lorsque les Etats-Unis auront quitté l’Irak, il est fort à parier que les tensions tribales et religieuses réapparaîtront dans un but de domination et d’hégémonie. De même l’Afghanistan préfèrera la brutalité des talibans à celle des occupants même si ces derniers prétendent les défendre de pratiques barbares. 
Renforcer notre génie créateur

Mais les pays industrialisés n’échappent pas non plus à cette réticence à voir évoluer les choses, et pourtant à trop rester immobiles, ils risquent d’en payer le prix fort. A trop se convaincre d’être le plus fort et le meilleur, on ne se rend pas compte de ce qui se passe autour de nous et des évolutions qui peu à peu nous isolent et nous disqualifient. Les économies jeunes, la Chine, l’Inde, le Brésil et d’autres encore désormais convaincues que leur avenir passe par de profonds changements, sont dans un mouvement ascendant qui lentement nous laisse de côté, accapare peu à peu nos industries et notre savoir-faire. Pour nous rassurer, on fait semblant de croire qu’une fois atteint notre niveau de vie, leurs revendications sociales rendront nos productions de nouveau compétitives. Oui, mais combien de commerces et d’industries d’ici là auront disparu pour nous rendre définitivement économiquement asservis ? Alors notre seule et unique chance est de conserver le peu d’avance qui nous reste et qui réside dans notre génie créateur. Arrêter par des lois stupides de rogner les ailes des grands savants comme celles du professeur Luc Montagnier atteint par la limite d’âge et contraint à l’exil pour continuer à travailler. Tout miser sur un système d’éducation d’excellence et non plus par un nivellement par le bas préjudiciable aux esprits les plus brillants. Cesser cette politique de l’éducation qui consiste à changer de programmes comme de ministres et ainsi bouleverser constamment la pédagogie des enseignants. Notre patrimoine est magnifique, le protéger est un devoir mais l’enrichir est une nécessité.    

Francis Manaud


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