Europe et Liberté

Décidément il faut bien convenir que peu à peu la France perd sa liberté. La dernière preuve en est l’extravagante Madame Reding qui ose comparer notre comportement vis-à-vis des Roms à celui d’Hitler et de l’Allemagne nazie vis-à-vis des juifs ! Et voilà que dorénavant nous devrions accepter au nom de la libre circulation et parce que notre système social est le plus performant d’Europe, toute la misère que les autres nations ne peuvent assumer ! Trop c’est trop et l’insulte est grave qui vient ni plus ni moins d’une fonctionnaire payée par nos impôts et qui de surcroît n’a même pas la légitimité que confère le suffrage universel. Quand cesserons-nous d’accepter que l’Europe soit conduite par ces commissions d’incapables qui au moment de la grave crise économique que nous avons traversée, ont été incapables de rédiger une directive intelligente pour nous en faire sortir. Que ce soit pour notre agriculture, la pêche, la justice, les finances et bien d’autres choses, nous devons obligatoirement passer par les fourches caudines de Bruxelles qui impose ses directives sans que l’on puisse lever le petit doigt. Alors s’il en est ainsi, on est en droit de se demander à quoi servent désormais notre parlement et nos tribunaux si nous devons en référer sans cesse à des technocrates qui ne voient la réalité des choses qu’au travers de prismes déformants. La France qui pourtant est l’une des contributrices la plus importante de l’Union est aphone, sans voix et bientôt résignée.
Paradis fiscaux

On peut aisément comprendre que notre voix seule n’a plus l’impact qu’elle avait autrefois dans le monde et qu’il faille s’associer à d’autres pour faire face à une mondialisation toujours plus rude. Pour autant il ne faut perdre notre âme et se résigner à s’incliner devant les donneurs de leçons de tous poils. La France des droits de l’homme n’a de leçon à recevoir de personne et surtout pas de ceux qui doivent leur prospérité à des paradis fiscaux pour lesquels la misère du monde n’a de réalité que chez les autres. Nous n’avons que faire de ces bonnes âmes qui font de la charité et de la morale à bon compte sans se soucier de qui mettra la main à la poche. Nous avons assez de notre misère et si nous compatissons à celle des autres, nous ne pouvons plus nous permettre de l’assumer. D’ailleurs la vraie misère est pudique : on ne la voit guère qu’au détour d’une rue ou dans la file d’attente des restos du cœur. Il faut désormais être ferme et ne pas céder au chantage des droits de l’homme qui n’ont de sens qu’au travers des devoirs qu’ils impliquent. Les étrangers ont toujours été bien accueillis en France et pour peu qu’ils contribuent à la prospérité de la collectivité, ils ont été intégrés avec leur famille. Schengen ne peut signifier que les Polonais migrent en France et que les Français migrent en Pologne. Et personne ne peut avoir le droit de nous forcer à faire ou à admettre ce que nous ne voulons pas faire ou admettre. Nos ancêtres se sont battus et certains sont morts pour gagner notre liberté. Nous n’avons pas le droit de ne pas nous y accrocher.      

Francis Manaud


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