Et pourtant

Lorsqu’un élève obtient de mauvaises notes  à l’école, il y a deux façons de se comporter avec lui suivant son tempérament. Soit on lui fait subir une punition si l’on considère qu’il met de la mauvaise volonté dans son travail, soit on l’encourage en lui prodiguant des conseils utiles pour qu’il reprenne pied. Depuis des mois maintenant, nos hommes politiques à tous les niveaux et de toutes les tendances ne cessent de brandir les menaces les plus épouvantables sur notre endettement et donc sur un avenir qu’ils annoncent des plus sombres pour notre économie et pour notre jeunesse. Une telle attitude pourrait nous faire penser que nous avons été de mauvais citoyens et que désormais nous devons payer le prix de notre indiscipline. Certes on pourrait nous reprocher d’avoir trop consommé, de n’avoir pas su résister à toutes les avancées technologiques qui rendent notre quotidien plus agréable et plus en harmonie avec des progrès dont il est légitime que nous soyons fiers. Et puis ne nous a-t-on pas encouragés par tous les moyens possibles à dépenser plus tout en gagnant autant ? Des cartes de crédit faciles, des crédits revolving, des facilités d’achat de tous ordres qui incitent à la dépense sans que l’on se soucie réellement de faire une simple addition qui montre que la ligne rouge a été franchie. Et après tout, qu’importe, puisque l’Etat fait de même en oubliant de mettre en regard les recettes et les dépenses. Mais les chiffres sont têtus et il existe toujours quelque chose ou quelqu’un pour nous remettre les pieds sur terre et nous ramener à la raison. Cette fois ce sont les marchés financiers que l’on fait vivre de l’argent qu’ils nous prêtent mais qui ne veulent pas mourir de la perte de leur capital. Les voilà donc qui nous observent et nous disent que pour retrouver la croissance c’est-à-dire la richesse,  il va falloir se retrousser les manches et gagner ce que l’on a le désir de consommer.

Produire, créer

Croissance et pouvoir d’achat sont la solution du problème et pour cela il faut tenir un langage d’optimisme bien loin de celui que l’on entend de la part de ceux qui ont l’entière responsabilité de l’état dans lequel l’on se trouve. Au lieu de cela, on nous parle de contrôle, d’abandon de souveraineté, de mutualisation de nos dettes quand il s’agit tout simplement de trouver les moyens supportables de les effacer. Pour consommer, il faut produire et pour produire, il faut travailler et si l’on ne trouve pas de travail, il faut apprendre à le créer. Car une forme de richesse passe aussi par la création et il est évident que c’est un secteur de l’économie que l’on ne favorise pas. Encourager à la création d’entreprise donc de la richesse, c’est à la fois n’être responsable que de soi et de son entreprise, c’est sans nul doute un facteur de liberté et d’épanouissement. Alors au lieu de nous complaire dans une morosité destructrice, n’attendons pas des autres qu’ils remplissent à notre place les vides de notre existence. Travaillons, soyons créatifs et les marchés financiers retrouveront avec nous le sourire qu’ils n’auraient jamais dû perdre : A.A.A.



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