Et maintenant la suite !

Elles finissent toujours pareil ces grèves ou ces manifestations qui ne mènent à rien mais qui se terminent dans l’exaspération de ceux qu’elles gênent, soit qu’ils ne peuvent y participer soit qu’ils sont contre. La France reste le seul pays au monde qui n’a pas encore compris leur inutilité parce que le vainqueur reste toujours le même : celui qui a les moyens d’attendre. Et celui qui a les moyens d’attendre, c’est celui qui peut affronter tous les inconvénients pour la simple et bonne raison qu’il n’y est pas directement confronté. C’est par définition l’Etat qui se satisfait d’observer tout en veillant à ce que les éventuels débordements n’aillent pas trop loin. D’ailleurs ceux qui font la grève, sont ceux qui ne risquent qu’une seule chose, la perte totale ou partielle de leur salaire. La seule limite de leur action, ce sont les crédits qu’ils ont contractés et qui plombent leur fin de mois. Les autres, ceux qui peut-être voudraient la faire, ne savent que trop qu’ils ont des échéances qui les rendent esclaves de leur avenir. En fait tout se passe comme à l’époque des châteaux forts et des villes assiégées qui se rendaient, car il suffisait aux assiégeurs d’avoir la patience suffisante. Quand les syndicats auront compris ce principe fondamental, ils cesseront de faire mener à leurs adhérents des combats perdus à la fois par leur troupe et par la société toute entière qui en paye le prix économique. La situation de notre pays est trop critique pour se permettre ces bougonnements d’enfants trop gâtés à qui il faut une bonne fois expliquer que l’on ne peut tout avoir à n’importe quel prix.
Il ne s’agit pas de grève mais de révolution

Nos dirigeants se plaignent que la France refuse de se réformer, et dans le même temps, ils basent leur réforme sur une idée totalement dépassée, celle de la solidarité. Solidarité, la belle affaire dans un monde de plus en plus égoïste dans lequel on n’hésite plus à envoyer ses parents dans des établissements mouroirs pour se donner bonne conscience et surtout se permettre la liberté de partir en vacances. La véritable solidarité c’est la famille et peu à peu la famille est détruite par une société qui broie l’individu. De réformes en réformes, de trimestres ajoutés aux trimestres, on allonge la durée du travail sans prendre une fois pour toute conscience globalement des changements radicaux que l’avenir nous réserve. Quand on nous prédit qu’en 2060 il y aura en France 200.000 centenaires, quelle importance la nouvelle loi revêt-elle ? Et quelle importance pour ceux qui étaient dans la rue ? A cela une seule réponse : créer de la richesse et de la croissance et en finir une bonne fois pour toutes avec la perte de nos industries et de nos emplois. Arrêter les pillages de nos savoir faire qui partent ailleurs avec la connivence d’une mondialisation aveugle dont la seule règle est le profit quand par ailleurs on nous parle de solidarité. Le véritable combat à mener c’est donner à nos jeunes une formation utile qui leur ouvre la porte d’un emploi, d’un salaire et d’un avenir. Donner à ceux qui travaillent l’amour de leur travail qui les amènera le plus loin possible dans leur parcours professionnel. Ce n’est pas de grève qu’il s’agit mais de révolution. Et en cette matière, la France sait de quoi elle parle.

Francis Manaud


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