Espoir

A voir l’immensité de la foule réunie devant le Capitole pour l’investiture de Barack Obama, on peut légitimement se demander quelle en était la raison. Pour son charisme ? Pour la couleur de sa peau ? Pour son intelligence ? Pour sa capacité à rassembler ? Par peur ? Sans aucun doute pour l’ensemble de ces motifs et sûrement bien d’autres car qui pourrait raisonnablement croire qu’ils étaient tous animés d’un seul et même désir ? S’il fallait choisir au terme d’un référendum c’est peut être la peur qui l’emporterait. Car tout à coup l’invincible Amérique, le gendarme du monde, le champion de la démocratie vient de se rendre compte qu’en moins de dix ans le malheur s’est abattu sur elle deux fois. Physiquement la première fois avec la destruction par l’ennemi terroriste des tours jumelles, et aujourd’hui économiquement par la déroute d’un système qui devait garantir à jamais au monde, bonheur et prospérité : «le capitalisme débridé». Alors oui, la peur et le réflexe ancestral et primaire de se tourner vers un sauveur, un Dieu fait homme qui sauverait l’humanité. Et pourtant ceux qui ne croient pas à la puissance divine doivent bien se rendre compte que les hommes ne trouveront leur salut que par leurs propres efforts en ne mettant en œuvre que leur union devant les difficultés et en mettant de côté leurs positions partisanes qui ne font que les affaiblir. Et c’est certainement cette symbolique et cet appel spontané à l’unité qui a prévalu dans cet immense rassemblement de l’espoir.
Valeur du travail sur valeur du capital

Le monde vient tout à coup de se rendre compte qu’il n’existe aucune recette miracle à ses maux, ni le collectivisme, ni le capitalisme, mais qu’en revanche, il lui faut un chef, un patron qui trace le chemin le long duquel il pourra vivre et s’épanouir. On connaît le danger qui peut exister à trop vouloir espérer dans un seul homme, alors prudence et encore une fois faisons confiance à la démocratie en restant vigilants. La seule et unique voie qui nous permettra de sortir de l’impasse dans lequel tous nos hommes politiques sans exception nous ont laissé nous perdre, c’est le travail. Le travail est la seule et unique politique qui vaille et désormais tous nos efforts devront être tournés vers cet espoir et cette volonté : travailler. Mais travailler signifie aussi avoir de l’imagination et ne pas tout attendre de la collectivité pour en trouver. Travailler cela veut dire se connaître, savoir ce dont on est capable, se retrousser les manches et foncer. Mais il faut aussi que ceux qui ont pour mission de nous diriger sachent que les profits du travail doivent être équitablement partagés. De même que les risques encourus par ceux qui détiennent le pouvoir de l’argent ne doivent pas être un prétexte pour tirer toute la couverture à eux car il faut bien qu’ils prennent conscience que sans le travail des autres, leurs capitaux deviendraient inutiles. Tout l’avenir de nos sociétés se jouera désormais sur la proportion chiffrée et acceptée par tous : valeur du travail sur valeur du capital. La crise que nous vivons marque désormais une ère nouvelle Obama et bien d’autres devront la construire. Nous citoyens soyons actifs et vigilants.

 Francis Manaud


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