Energie ; Que la recherche progresse

L’énergie est partout autour de nous, aussi bien dans les êtres vivants que dans les minéraux, et de tout temps, c’est cette énergie que l’homme a cherchée à exploiter à moindre coût, depuis l’utilisation des êtres humains esclaves jusqu’à aujourd’hui les énergies fossiles. Ce sont ces énergies qui ont permis à l’homme de réaliser tout autour de notre planète ces monuments parfois gigantesques qui constituent le patrimoine de l’humanité et qui font notre admiration tout autant qu’ils nous interrogent sur les moyens employés. Aujourd’hui ce sont les machines qui ont remplacé la main et l’énergie physique des hommes, mais ces machines sont voraces et leur alimentation pose désormais des problèmes. La machine à vapeur avait besoin du charbon mais celui-ci a tendance à s’épuiser et à rejeter dans l’atmosphère des fumées nuisibles. Le pétrole lui aussi devient plus rare et la profondeur des poches qui le renferment, de plus en plus coûteuses à aller chercher. Alors désormais il faut s’attaquer à la structure même de la matière pour extraire l’énergie qui la compose et fabriquer l’électricité sans laquelle désormais l’homme ne saurait plus vivre car c’est elle qui le soulage de tous les travaux pénibles au quotidien. Mais plus on va chercher cette force au cœur de la matière, plus on court les risques de l’apprenti sorcier et plus il convient de faire un rapport compliqué entre le danger et le bénéfice que l’on en retire.
Pression publique

L’utilisation de l’énergie nucléaire en est l’exemple type. L’explosion de la centrale de Tchernobyl et maintenant l’accident de celle de Fukushima viennent de nous alerter sur les risques encourus par les populations proches des centrales, mais aussi pour la végétation et la faune qui les entourent. Les catastrophes naturelles que l’on a subies, indiquent clairement que toutes les prévisions sont illusoires quand la nature vient à conjuguer des phénomènes pourtant improbables. Fukushima protégée des séismes n’a pu résister à l’assaut concomitant du tsunami dont il résulte une menace nucléaire sans précédent. Faut-il pour autant abandonner cette source d’énergie ?  Définitivement non, si comme en France ou au Japon l’avenir en dépend en grande partie. Il s’agit néanmoins d’un pari dont il convient de mesurer les risques et de les assumer en accord avec la population clairement avertie sans pour autant qu’elle soit amenée à en assumer le choix puisqu’en grande partie elle n’est pas en capacité d’en connaître toutes les données. Le monde, dont la population croît de façon exponentielle, va vers une demande croissante, il convient donc que la recherche continue et progresse pour déboucher sur des alternatives les plus sécurisantes possibles car le vent et le soleil ne sauraient à eux seuls remplacer le nucléaire. La fusion nucléaire sera sans nul doute dans un avenir lointain la solution idéale qui rendra obsolète la fission comme le pétrole l’a fait du charbon. L’intelligence de l’homme n’a pas de limite et la nécessité est sans nul doute son aiguillon principal. Fukushima et désormais la pression publique vont être ces aiguillons. Les résultats sans nul doute ne se feront pas attendre.   

Francis Manaud


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