Ecologie, une mode ?

Lors des dernières élections européennes et régionales, le parti de l’écologie est apparu comme faisant partie désormais du paysage politique français. Néanmoins la question se pose de savoir si l’on peut véritablement parler d’un parti ou s’il s’agit plutôt d’une mode ou encore d’une tendance appelée à disparaître en tant que telle pour venir s’amalgamer aux partis traditionnels, tant il paraît peu probable qu’il puisse s’ériger en parti de gouvernement. En effet Europe Ecologie est un agrégat de tendances diverses qui vont du vert sombre au vert tendre si l’on considère que la caractéristique des verts, c’est la confrontation permanente des idées et l’impossibilité de trouver une cohérence dans l’action. Or gouverner, ce n’est pas uniquement aller contre telle ou telle idée, c’est avant tout fixer une ligne, un cap réaliste qui tienne compte des impératifs humains et économiques qui permettent à un pays d’avancer dans la voie du progrès. En effet s’il est important de prendre conscience et de faire prendre conscience à nos gouvernants de certains phénomènes néfastes liés à une évolution anarchique au plan des ressources de la planète, un retournement radical de nos modes de vie pourrait également s’avérer catastrophique. Il semble que pour le moment, l’écologie soit devenue une mode sur laquelle surfe un certain nombre d’individus, aboyeurs politiques en tête, pour en faire leur fond de commerce. Comme c’est largement leur habitude, les médias relaient cette mode qui de ce fait atteint le public, lequel apporte ses suffrages à ce qu’il croit être impératif pour léguer aux générations futures.
Un autre mode de comportement

Cette mise en accusation est injuste et néfaste. Elle est injuste parce que nous léguerons des infrastructures considérables et néfaste parce qu’à terme elles mettront en opposition des générations qui s’accuseront de négligences coupables. A cet égard le problème de la taxe carbone est caractéristique. Que l’on veuille faire prendre conscience qu’il faille réduire les émissions de gaz à effet de serre par une pénalité financière peut se concevoir. Mais cette prise de conscience doit être universelle pour ne pénaliser personne en particulier dont la France qui avait cru bon de vouloir montrer seule l’exemple ; ce qui aurait été suicidaire au plan économique dans une conjoncture actuelle si difficile.
Que les spécialistes de l’écologie arrête de ne filmer de la planète que ce qui est négatif quand par ailleurs des efforts considérables sont faits pour améliorer la vie des hommes. Que les scientifiques de tous poils cessent de culpabiliser les citoyens avec des menaces dont ils sont incapables de certifier la véracité. En revanche, prenons réellement conscience que la croissance de l’humanité devra se faire sur un autre mode de comportement. Qu’il faudra aller chercher ailleurs l’énergie dont nous aurons besoin pour progresser, tout en ayant à l’esprit que le seul prédateur de l’Homme c’est lui-même et la nature que l’on ne peut manipuler impunément. Les écologistes ne seront pas là pour gouverner mais simplement pour rappeler les limites au-delà desquelles le danger menace l’espèce humaine. C’est la noblesse de leur vocation.
 

  Francis Manaud


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