Courir le risque du nucléaire ?

Lorsqu’il fabriqua la première ampoule électrique qui allait mettre au rancart la lampe à pétrole, l’Américain Edison était loin de se douter de l’importance phénoménale qu’allait prendre son invention. Désormais le pouvoir électrique allait occuper une place prépondérante dans la vie de l’humanité à un point tel que sa production est devenue un enjeu vital pour le développement de l’ensemble des peuples de la planète. L’homme a de plus en plus un besoin croissant d’une énergie qui lui permette d’accomplir des tâches toujours plus gigantesques, et l’énergie qu’il ne trouvera plus bientôt dans les produits fossiles, il lui faut désormais la produire lui-même à partir des éléments qui lui sont fournis par la nature. L’inconvénient majeur de ce vecteur énergétique est qu’il ne se stocke pas, à tel point que la mise au point des batteries destinées à cet effet sont d’une mise au point difficile pour résoudre le rapport du poids avec celui de la durée de fonctionnement. La production électrique peut se faire en utilisant la force des cours d’eau ou celle des marées, des conduites forcées des barrages ou encore du vent, du soleil mais aussi des combustibles comme le charbon et bien sûr désormais l’atome dont la fusion en produisant la vapeur d’eau, fait tourner de gigantesques turbines.
Impact sur le long terme

Ce qui est malheureusement incontournable, c’est que la puissance produite est toujours en rapport avec les risques encourus pour la mise en œuvre, principalement à cause de phénomènes annexes imprévisibles. Qui ne se souvient pas en France de la catastrophe du barrage de Malpasset et des centaines de morts que provoqua sa rupture ? Peut-on imaginer un seul instant ce que serait pour les populations, la rupture du barrage des trois gorges en Chine sur le Fleuve Jaune ? Et pourtant de telles réalisations sont faites à l’origine pour venir en aide aux populations et permettre leur développement rapide. On comprend aisément que l’énergie électrique produite par le vent ou le soleil serait notablement insuffisante pour réaliser de tels progrès. La contre partie ce sont évidemment les risques encourus et leur impact sur le long terme. Les centrales nucléaires sont à cet égard celles qui posent les problèmes les plus graves. Tchernobyl et Fukushima sont malheureusement les exemples récents de catastrophes qui rayent toutes vies humaines pour des centaines d’années de territoires entiers. Faut-il pour autant renoncer et remettre en question les projets de développement pour lesquels elles ont été créées ? Le TGV ou encore l’A380 sont plus dangereux par leur vitesse et leur capacité que leurs ancêtres et pourtant qui oserait aujourd’hui les remettre en question ? Lorsque les écologistes dénoncent le nucléaire et prennent pour exemple nos voisins qui l’abandonnent, ils oublient de dire que ces mêmes voisins nous achètent l’électricité produite par ce moyen ; lequel contrairement aux centrales à charbon ne pollue pas l’atmosphère. Le nombre croissant d’êtres humains et leur aspiration à une vie meilleure, implique sans nul doute de faire appel aux technologies de pointe. Faire le choix du nucléaire, c’est augmenter les risques en diminuant la pollution atmosphérique et permettre au plus grand nombre de vivre mieux. Les progrès à venir n’en feront qu’une transition alors pourquoi ne pas courir le risque ?

Francis Manaud


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