Copenhague, un fiasco !

On en parlait depuis deux ans au moins et la conférence de Copenhague devait être le remède absolu des peuples face au réchauffement climatique que les scientifiques qualifient d’inéluctable. Mais voilà la montagne a accouché d’une souris et les espoirs des alter mondialistes et autres écologistes sont partis en fumée. Pouvait-il en être autrement ? Pouvait on imaginer que d’un coup de baguette magique, le monde décide de changer du tout au tout ses comportements et de prendre les mesures nécessaires pour limiter les émissions de gaz à effet de serre ? En fait tout allait à l’encontre d’une telle décision pour des raisons multiples. Il y a d’abord les sceptiques : ceux qui pensent que l’homme n’a aucune responsabilité sur l’évolution climatique actuelle et en particulier sur la fonte des glaciers qui menace d’inondations de nombreuses populations côtières principalement dans des pays pauvres. On sait en effet qu’au cours des siècles précédents les conditions climatiques ont beaucoup varié sans que les hommes n’en aient été d’une manière quelconque les responsables. Et si les scientifiques se trompaient ? Et si les Nicolas Hulot et autres Arthus Bertrand n’étaient que des oiseaux de mauvais augure qui surfent sur un concept pour affoler les populations, pour leur donner mauvaise conscience surtout quand ils se réfèrent à l’héritage laissé à leurs enfants ? Cela rappelle étrangement le discours de nos hommes politiques quand on évoque le problème de la dette avec la différence que la dette, elle, est bien réelle et n’a pas à être démontrée.
Poker menteur

Nous n’avons toutefois pas le droit de faire comme si, sans prendre toutes les précautions utiles et réduire autant que faire se peut toutes les dispositions pour limiter les émissions nocives. Il faut dire qu’il n’est un mystère pour personne que les énergies produites par les matières fossiles sont sur le point de disparaître et qu’en conséquence il va y avoir nécessité à trouver sans délai les énergies propres de demain. Après avoir cédé à la facilité qui a permis le formidable essor de l’économie mondiale, il va falloir nous habituer à plus d’effort de découverte et d’imagination. Cette recherche ne peut rencontrer l’assentiment des grandes industries qui ont considérablement misé sur le pétrole, le gaz ou encore le charbon. Il n’est pas douteux qu’elles n’ont certainement pas facilité le dégagement d’un consensus qui mettrait à mal leurs investissements. Enfin les économies de notre planète sont si différentes et la soif pour les moins prospères de parvenir au niveau des plus riches, que le plus court chemin pour y parvenir est sans nul doute celui de la facilité au détriment des dégâts éventuels que cela pourrait causer. De plus cette partie de poker menteur qui se déroulait sous l’égide de l’ONU, «Ce grand machin» décrié par le général De Gaulle, ne pouvait qu’être un échec quand on constate comment les résolutions qui y sont prises sont suivies d’effet. La sagesse eut voulue que l’on divise l’ensemble en sections d’intérêts communs pour qu’au final chaque section représentée dans une réunion plénière, soit défini une fois pour toute, le comportement à adopter dans l’intérêt de l’humanité. On ne peut en aucun cas prendre de décision valable si le nombre des décideurs dépasse le cadre du raisonnable. La petite sirène n’a aucun souci à se faire, elle peut continuer sa méditation sur la fragilité humaine.

 Francis Manaud


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.