Conclusion !

La primaire socialiste a livré son choix, une surprise pour personne. Le combat feutré des protagonistes que les journalistes n’ont pas réussi à faire sortir de leurs gonds n’a pas révélé de grandes ambitions pour la France qui pourtant traverse une crise profonde. Elle mériterait de grands changements que l’on aurait pu croire venir de l’opposition puisque après tout, c’est son rôle. On a eu au contraire le sentiment désagréable qu’avec le même jeu de carte, on allait recommencer une partie sans en changer les règles tout en ignorant que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Aucun souffle, aucune ambition alors que les défis qui se profilent devant nous, attendent des prises de parole énergiques et des ébauches de solutions capables d’entraîner l’adhésion populaire et surtout l’enthousiasme sans lequel rien n’est possible dans notre pays. Tout au contraire paraît figé, fixé dans un rituel immuable d’un candidat de gauche qui allait se trouver sans aucun doute possible face à un candidat de droite désigné d’office à défaut d’être le meilleur si l’on veut bien en croire les sondages. Alors à quoi va servir la dizaine de candidats que l’on nous promet ? Seront-ils là uniquement pour apporter témoignage que la France est un pays démocratique dont les élus sont bien issus du suffrage universel ? Quel cas faisons-nous de ces citoyens courageux qui veulent faire passer leur message auxquels on laisse faire un petit tour et puis s’en vont, parce que les médias ne leur ont même pas consacré le dixième de l’attention qu’ils auront mis à mettre en avant les habitués des sondages ?

Le mérite, dilué dans la compromission

Les sondages, ces techniques modernes à la froideur mathématique mais qui se réchauffent en percevant les millions qui sont dépensés par les formations les plus fortunées. Comment peuvent-ils être efficaces quand ils présentent au public des candidats dont les médias ont peu ou pas parlé ? Ou bien alors ces “petits” candidats ne serviront-ils en fin de compte que de faire-valoir aux deux autres, à ces deux issus du premier tour pour lesquels ils appelleront à voter dans l’espoir de quelque récompense ministérielle au bout du chemin ? Alors pour faire mentir tout ce système à bout de souffle, pourquoi ne pas rêver à l’outsider, à celui que ne connaissent pas ceux qui prétendent tout connaître parce qu’ils écoutent aux portes des sachants. Pourquoi le peuple n’attirerait-il pas au sommet l’un des siens qui par son enthousiasme et par amour de son pays leur parlerait un langage de vérité même si la vérité avait pour corollaire l’effort de tous et de chacun ? Ce serait revenir sans nul doute à l’essence de notre république dont le seul souci est de promouvoir le mérite. Malheureusement, le mérite est désormais dilué dans la compromission et les affaires dont chacun fait usage pour essayer de déstabiliser l’autre. La démocratie doit être un souffle que notre pays attend. Fasse que l’avenir donne à notre peuple le privilège de le ressentir et ayons la force de faire un sort à ces prévisions toutes faites qui ne présagent que le pire.



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