René Girma, Journaliste-animateur à Sud Radio

Les Toulousains ne connaissent pas forcément son visage. Depuis près de quarante ans, sa voix en revanche, leur est familière. René Girma est journaliste-animateur sur les ondes de Sud Radio. Chaque matin, il donne rendez-vous à ses auditeurs  pour l’émission « Les Coulisses de l’éco » à partir de 6h45 et pour le 18/20, le vendredi entre 19h et 20h. Alors, « l’actu », ça le connaît. La preuve…

 

Son point de vue sur 4 sujets traités par votre hebdo

 

Le Prix Lucien Vanel

« Je trouve que c’est une bonne initiative de mettre en valeur les restaurateurs. Cette profession rassemble plein de gens qui travaillent très bien avec de vrais produits. Ils ont un savoir-faire, il faut le faire savoir, car c’est aussi une profession qui souffre énormément. Sur l’homme lui-même : Lucien Vanel était l’un de mes amis. Dans les années 80, je me souviens que dans le cadre de la radio, nous allions déjeuner chez lui avec des vedettes comme Mort Shuman ou Serge Lama… Pour moi qui aime toutes les cuisines, mis à part les grillons, il est le prototype du restaurateur tel qu’on ne le fait plus. C’est vraiment un artisan amoureux de son métier. Il en reste un dans le même genre à Toulouse : Laurent Orsi du Bouchon Lyonnais. C’est la même école, la même époque. Ces professionnels-là ne sont pas que des commerçants.  Par ailleurs, si je devais voter dans le cadre du Prix Vanel, je donnerais ma voix au Café à la Une. Ce n’est pas un restaurant « m’as-tu-vu ». Là aussi, ce sont des gens qui font bien leur travail.»

Prostitution et pénalisation des clients

« Je suis pour la pénalisation des réseaux de prostitution, des négriers, des marchands de chair fraîche. Alors, à la question : faut-il renforcer la lutte contre la traite des femmes ? Je réponds « oui ». Mais faut-il légiférer sur la vie privée des gens ? Non. Ce n’est pas par hasard qu’on appelle la prostitution « le plus vieux métier du monde », alors on peut douter de l’efficacité d’une loi mais à la fois, il n’est pas mauvais de mettre de temps en temps un coup de projecteur sur ce genre de problèmes. La politique sert à ça : essayer de faire avancer les choses, même si je pense que l’on n’y arrivera pas. C’est la même chose quand Hollande dit qu’il va inverser la courbe du chômage : il sait très bien qu’il n’y parviendra pas mais cela fait partie des exercices obligés.»

Les femmes prennent le pouvoir

« Je dirais plutôt que les hommes commencent à leur laisser un peu plus de place ! Et ça, c’est bien. Reste que, ce sont les femmes qui font les enfants et même si tout le monde est pour l’égalité, physiologiquement, ce n’est pas pareil.  Qui plus est, on ne change pas vingt siècles de patriarcat d’un trait de plume… Mais comme je vous le disais précédemment, regarder un problème, c’est le régler un peu. Et les quatre femmes dont vous dressez les portraits dans votre dossier de la semaine, m’inspirent chacune ces quelques mots : de Laurence Arribagé, je dirais qu’elle ne connaissait pas la politique mais qu’elle commence à bien la connaître… de Laurence Massat, qu’elle est une bonne professionnelle, mais que son rôle n’est pas simple dans son nouveau parti, d’Isabelle Hardy, qu’elle connaît bien la communication et qu’elle s’en sert bien. Quant à Myriam Martin, j’aime bien l’utopie… Mais au-delà, la femme politique que je citerais en exemple pour son courage, même si ce n’est pas très original, c’est Simone Veil. »

 

Remise à plat de la fiscalité

« J’ai un scoop : il ne se passera rien. Ce n’est pas une opération fiscale mais politique. On additionne des carottes et des navets. L’impôt sur le revenu, comme son nom l’indique, c’est un impôt et la CSG va au financement de la Sécurité sociale. Si on mélange les deux, il est très facile pour l’Etat d’aller boucher les trous de n’importe quoi avec l’argent de la Sécu. Et puis on veut faire une réforme à euro constant, paraît-il. Mais à quoi cela sert-il ? Certains seront contents, d’autres non. D’autre part, pourquoi la retenue à la source est-elle infaisable ? Parce que cela va supprimer des postes de fonctionnaires. Pour moi tout est dit : ce projet sert à amuser la galerie. Dans tous les pays du monde, on fait une réforme fiscale quand l’économie tourne, quand les impôts rentrent et non quand le pays est à l’arrêt. Cela n’existe pas. Il n’empêche malgré tout, qu’il faut revoir tout ça parce que plus personne ne s’y retrouve. Vous vous rendez compte ? 64 taxes supplémentaires « Sarko » compris ! Alors là aussi, c’est un vrai sujet qui est lancé mais nous en avons pour des années et des années. »

 

 

 



UN COMMENTAIRE SUR René Girma, Journaliste-animateur à Sud Radio

  1. girma dit :

    je suis la fille a jeorges girma fils de irene girma a tu un rapor fammilial avec roger girma

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