Redac Chef de la semaine: Les Crevettes Musclées

Depuis 1999, Les Crevettes Musclées enchaînent spectacles comiques, musicaux et parodies de célèbres tubes. « Ai eu se te pego » devenue « Aie ! Je vais te pécho ! », restera dans les mémoires… Frédéric et Stéphane, le duo fondateur qui a depuis intégré Audrey au groupe, commentent quatre sujets de l’actualité toulousaine.

 

Le sexe écolo

Stéphane : « Le sexe écolo ? Ça me fait de suite penser à la comédie musicale Hair, aux hippies… Mais pas aux capotes bio ! Je n’en avais jamais entendu parler. C’est des préservatifs en boyaux de porc ? Plus sérieusement, l’écologie est devenue une préoccupation quotidienne. Maintenant, j’ai pris l’habitude de regarder les étiquettes des produits que j’achète. J’ai fait attention à prendre des biberons sans bisphénol pour mes enfants. Pour sensibiliser les jeunes, le thème du sexe écolo est bien choisi. »

Frédéric : « Si le message est clair, c’est bien. Mais il ne faut pas non plus dissuader les jeunes de se protéger. Et puis, ça peut faire louper un plan ! On fait tout bien pur séduire une fille, et à la fin on n’a pas la bonne capote. C’est un motif supplémentaire de dispute en fait ! (Rires) »

 

Toulouse version luxe

Stéphane : « Les enseignes de luxe sont sûrement touchées par la crise. Leurs clients qui avaient beaucoup d’argent en ont moins aujourd’hui, car leur niveau de vie a dû changer un peu. Mais ceux qui n’en avaient déjà pas sont encore plus dans la misère. Proportionnellement je pense que tout le monde est touché pareil, mais les conséquences ne sont pas les mêmes pour les uns et pour les autres. »

Frédéric : « Nous, en tout cas, on ne voit pas la différence : On n’y va pas ! Mais à mon avis les clients des grands magasins de luxe n’ont pas changé d’adresses. On ne passe pas d’une enseigne prestigieuse au discount comme ça… »

 

Les municipales : c’est parti 

Stéphane : « On n’habite pas à Toulouse, on regarde ce qui s’y passe de loin. Dans nos petits villages, on vote pour une personne, pas pour une étiquette. A Toulouse, c’est peut-être différent. Est-ce que les jeunes d’aujourd’hui se disent : Toulouse c’est Cohen ou c’est Moudenc ? Je ne sais pas. La rénovation de l’hyper-centre semble être une bonne chose. Mais on ne sait plus quelle municipalité l’a initié. »

Frédéric : « Nous, on est la génération Baudis. Et je pense que de l’extérieur, Toulouse est encore associée au nom Baudis, comme Gaudin à Marseille. Pierre Cohen et Jean-Luc Moudenc ne sont pas mis en valeur dans leur parti respectif et sont peu médiatisés nationalement. Ils ne sont pas aux Guignols ! (Rires) »

 

Le gaspillage dans les associations

Stéphane : « Quand on voit comment fonctionnent les associations caritatives, on se rend compte qu’il y a un problème presque politique. Les chefs à la tête de ces organisations se font la guerre en tirant chacun la couverture à soi. Ils pourraient travailler ensemble pour mieux se répartir les marchandises et éviter le gaspillage. »

Frédéric : « C’est dommage, cette compétition ternit l’image de ces associations et rend les gens méfiants. Moi-même, quand je vois une petite association que je ne connais pas, je ne lui donne pas, ou je pose beaucoup de questions. De manière générale, il y en a trop. Certaines pourraient se regrouper, elles ont le même but au final. »

Propos recueillis par Coralie Bombail



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