Présidente de la CGPME 31: Anouk Déqué

Elle est l’une des femmes les plus influentes dans le milieu de l’économie régionale et pour cause : présidente de la CGPME 31, elle dirige également l’agence de communication qui porte son nom. Connue pour son franc-parler et sa spontanéité, Anouk Déqué ne ménage pas sa peine lorsqu’il s’agit de défendre les PME… ou de porter un regard avisé sur l’actualité toulousaine.

 

La folie Twitter

« Twitter est un véritable outil de communication et de développement, nous l’avons bien compris à l’agence. Il s’agit d’un réseau d’échanges mais aussi d’un fil d’informations en continu mais attention, certaines sont à prendre et d’autres à laisser. Justement, l’avantage de Twitter est que l’utilisateur peut sélectionner ses abonnements et ainsi filtrer en amont les informations susceptibles de lui arriver. Pour une entreprise, le réseau social permet également de créer des contacts d’une façon moins intrusive et plus spontanée. Cela a engendré une mutation, une évolution de la communication car les rapports entre les consommateurs ont changé : il s’agit de s’informer tout en informant, de susciter l’intérêt de ceux à qui vous vous adressez en 140 caractères lisibles et intelligibles. C’est une réelle méthodologie que nous avons d’ailleurs intégrée totalement dans notre stratégie. En grande adepte de Twitter, je pense même qu’il est indispensable pour une entreprise d’être présente sur ce réseau. En revanche, il est tout aussi nécessaire d’assurer une veille et l’analyse des interventions sur Twitter. Sans cela, une stratégie de communication reste bancale. Ne pas prendre aujourd’hui le virage Twitter, et des réseaux sociaux en général, revient à ne pas avoir pris celui d’internet hier. C’est une grosse erreur en termes de relations publiques et de communication. »

 

Animations de Noël

« Les fêtes de Noël ont une grande importance pour moi. C’est le moment où toute la famille fait l’effort de se réunir. Il s’agit réellement d’un instant particulier, unique, de paix et de douceur. Les souvenirs d’enfance remontent à la surface et rendent les fêtes plus chaleureuses. On aurait presque l’impression de retrouver une certaine sérénité. Et préparer Noël revient à se préparer à tout cela, car chacun le sait, les préliminaires sont tout aussi importants que la finalité… Ce sentiment est bien sûr exacerbé par les illuminations de la ville. Quand Toulouse se pare de ses plus belles lumières, elle devient spéciale et prend un aspect observable uniquement à cette période. Ceci grâce à la participation de la Mairie, de la CCI et des commerçants. D’ailleurs, Noël est une période importante pour ces derniers car les consommateurs effectuent leurs achats d’une manière toute particulière. Ils dépensent plus et s’autorisent des extras pour faire plaisir à leurs proches. En espérant que Noël soit bien la « trêve des confiseurs », et qu’une taxe supplémentaire, élaborée entre Noël et le Premier de l’An, ne vienne pas gâcher la fête… »

 

Un club d’entreprises, mécène du Canal du Midi

« Cette initiative me semble intéressante. Il est louable d’organiser une action commune pour défendre ou sauver un patrimoine fondamental pour notre ville, tel que celui du Canal du Midi. Mais le mécénat soulève un questionnement : s’instaure-t-il pour palier à une absence de moyens des pouvoirs publics ? Pour bien connaître le mécénat, puisque je suis activement le club d’entreprises Odyssud & Compagnie (accueil et création d’un spectacle, soutien à un festival, facilité d’accès aux publics éloignés de l’offre culturelle…), je sais qu’il s’agit d’actions solidaires et intelligentes. Les bonnes causes ont besoin du mécénat et celui-ci est souvent amené par les PME qui, rappelons-le, représentent 96% du tissu économique régional. Ainsi, ce ne sont pas les grosses entreprises, les plus aisées, qui s’y adonnent le plus mais bien les petites et moyennes. Il s’agit-là de franchir des lignes, de partager, et ce sont là les valeurs des PME. Mais il ne faudrait peut-être pas compter que sur les entreprises pour, puisque l’on parle du Canal du Midi, sauvegarder un bien public. »

 

Propos recueillis par Séverine Sarrat



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