Obélix en a-t-il trop fait ?

Oui, Gérard Depardieu en a-t-il trop fait dans la provocation, pour simplement exprimer son ras-le-bol d’être devenu une vache à lait du système fiscal français. Probablement que oui et qu’il est regrettable qu’il n’ait pas mis plus de simplicité à expliquer cette injustice chronique propre seulement à notre pays. Qu’il n’ait pas mis son talent, sa reconnaissance publique, son expérience d’acteur «économique» français aussi, pour que son ras-le-bol, cette injustice dont il est victime, servent à d’autres plus petits, moins forts et peu reconnus. Ne doutons pas qu’alors sa voix aurait porté bien plus loin et d’une manière plus efficace qu’il ne pourra le faire désormais.

Ici, dans le pays des Montesquieu, Voltaire, Hugo tant les injustices sont grandes et à tous les niveaux, mon cher Gérard j’aurais aimé que tu sois justement le porte-drapeau des plus faibles, de ceux qui n’ont jamais la parole. Car au final, si aujourd’hui tu es la cible privilégiée de quelques ingrats ou ignorants, personne pour dénoncer les autres et notamment bon nombre de chefs d’entreprises français, dont ce manque de patriotisme ne les empêche pourtant pas de rafler tous les appels d’offres notamment en région… Que dire aussi de ces sportifs qui ont tous émigré en terre plus accueillante, fiscalement parlant, mais viennent nous faire la leçon d’éthique à chaque sélection où ils défendent nos couleurs, et surtout leur image de marque. Sans oublier quelques artistes touche à tout, en retard de fiscalité et qui comme toujours veulent jouer les bons samaritains ?

 

Minables ?

 

Que dire aussi de celles et ceux qui se servent de la réputation de Gérard Depardieu pour se faire leur propre com’ et distraire le «Peuple de France» avec cette anecdote, sans dénoncer, pour autant, les autres parce que plus proches de leurs convictions politiques et même plus. Quelles leçons peuvent donner tous ces élus, tous ces personnages qui depuis des dizaines d’années, vivent au crochet de la République et de quelques convictions annoncées mais peu retenues, quand ils sont au pouvoir. Quelle crédibilité accorder à ces aboyeurs de salons qui n’ont jamais risqué le moindre centime pour créer un emploi dans ce pays ? N’est-ce pas Monsieur Ayrault ?

Monsieur le Premier Ministre, votre rôle n’est pas facile, mais n’en rajoutez pas. D’abord imposez et vous en avez les moyens, la justice à tous les niveaux. Qu’il n’y ait pas et dans bien des domaines le fameux « deux poids et deux mesures », qui pourrait bien des fois nous faire penser que nous pourrions bien être dans une république bananière. Et les socialistes, au-delà des beaux discours sont parmi les premiers à dépasser la ligne blanche. J’ai des noms…

Car sinon Monsieur le Premier Ministre, le qualificatif dont vous avez gratifié Gérard Depardieu pourrait vous être servi, aussi injustement, un jour…

 

André Gallego

 



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