Martin Malvy : une générosité à deux vitesses ?

Le Président de la Région Midi-Pyrénées vient d’engager son institution sur une semi nationalisation de notre confrère télévisuel TLT. C’est ainsi qu’au total, un budget de près de 2 millions d’euros, et c’est tant mieux, sera consacré au sauvetage de ce bel outil de communication et d’information qui a sa place dans le panel médiatique de Midi-Pyrénées. D’autant que là comme ailleurs et notamment à FR3, c’est la préservation d’emplois qui est en jeu. Et il n’est pas bon signe, pour l’ensemble des métiers de la communication de voir des possibles licenciements de confrères qui depuis toujours se «battent» avec un grand professionnalisme pour que l’identité, le média qu’ils défendent tienne toute sa place.

Oui, nous sommes tous inscrits dans le même combat et le malheur des uns n’a jamais fait le bonheur des autres, au contraire…

Et tant pis si, parmi eux quelques donneurs de leçons qui n’ont jamais risqué un centime pour créer le moindre emploi, soi-disant défenseurs de la liberté d’expression nous ont boycotté, nous les trouble-fêtes du Journal Toulousain.

Sauf que la question que l’on est en droit de se poser quand même, c’est de savoir si pour Monsieur Martin Malvy et ses conseillers, un employé du Journal Toulousain a moins de valeur qu’un employé des autres médias toulousains, toutes tendances confondues. Car si je ne m’abuse, avec son grand complice du Conseil Général, Pierre Izard, le patron indiscutable de la région Midi-Pyrénées boycotte Le Journal Toulousain et ce, depuis son premier mandat. Au point de ne nous accorder aucun budget publicitaire, pas le moindre abonnement, pas la moindre annonce légale. Tout pour nos confrères… ; de n’avoir jamais eu le geste de compassion pour ne pas dire de responsabilité quand nous étions en difficulté…

Par contre, pas gêné de répondre à nos sollicitations d’interviews et même de venir chercher au TNT le trophée que lui décernaient nos lecteurs.

 

Un Humaniste* ?

 

Oui, Monsieur Martin Malvy, à l’inverse de vous et de vos collaborateurs, pour moi la qualité professionnelle, l’éthique, les valeurs d’engagement d’une femme, d’un homme ne se confondent pas avec ses convictions politiques, et pourquoi pas alors, avec ses croyances, ses origines ou la couleur de sa peau ? Il y a des Français rares, de grande valeur partout et s’il suffisait de prendre l’étiquette socialiste pour être simplement meilleur, il y a bien longtemps que je m’y serais plié avec plaisir.

Pour ma part, je ne me suis jamais informé de la tendance politique de mes collaborateurs ou collaboratrices, entre nous en majorité à gauche. Une seule obligation pour eux : respecter l’Autre, car je sais depuis toujours que sans le regard de l’Autre, on n’est rien.

A l’inverse de bon nombre de mes confrères, nous ne faisons pas la course à l’audience en prenant pour cible telle ou telle personnalité, voire un fait divers en pleine élection régionale. Car plus que d’autres et pour l’avoir subi, je sais que derrière un nom se cache un être que l’on connaît peu finalement, une famille, des enfants, une entreprise et plus… Pour flatter son ego et vendre quelques «canards» de plus, on ne devrait pas pouvoir s’excuser de ne pas respecter ces valeurs.

Mais peut-être que la différence qu’il y a vraiment, entre nous, c’est que je suis un humaniste. Pas de ceux qui s’en flattent dans des discours d’opérette et s’en servent pour progresser dans la société. Mais de ceux qui essayent, comme ses parents naguère, de l’exprimer dès le lever du jour et chaque jour que Dieu fait… Oui, chaque jour et malgré les difficultés, les bâtons dans les roues en permanence, les injustices criardes qui vous ciblent, n’avoir coûte que coûte qu’une pensée : servir et respecter l’autre. Car remettre le destin de l’Homme au cœur de nos préoccupations est le combat d’une vie. Et tant pis si l’on rencontre quelques désillusions, pour ne pas dire trahisons… Tant pis si le chemin est plus dur et plus long que pour d’autres…

Oui, je veux parler du parcours de ses petits entrepreneurs qui ont tout sacrifié, pour aller au bout de leurs rêves qu’ils voulaient à tous prix partager… Acculés dans les dernières limites, sans bien souvent ni l’eau, ni l’électricité, ni le gaz à la maison, mais avec les huissiers à leur porte etc. Alors qu’un petit geste aurait permis simplement de leur permettre de s’en sortir et de servir d’exemples pour d’autres. Mais il est vrai que c’est moins médiatique que de faire croire que l’on a la solution pour sauver d’un coup, d’un seul, 200 emplois ailleurs.

Oui, Monsieur Martin Malvy, je suis de ceux-là, de ces Hommes qui ont tout sacrifié par devoir envers les autres et par engagement à rester debout et libre, là aussi coûte que coûte. Oui, j’ai eu beaucoup de chance de me sortir de tous ces pièges que l’on m’a tendus. Probablement que le croyant que je suis, sait que ce n’est pas un hasard, mais quand même…

On en parle quand bon vous semble…

 

André Gallego

* Le mot à la mode employé par bon nombre de «touristes» pour se dédouaner de leur manque d’équité, pour ne pas dire plus…

 



UN COMMENTAIRE SUR Martin Malvy : une générosité à deux vitesses ?

  1. Mouret dit :

    Tout est dit rien à ajouter, ce qui nous manque c’est des Peguy – Alain Fournier – Michelet des intellectuels des vrais en un mot comme en cent

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