Viviane Reding au cœur d’une polémique

Mais pas celle qui l’a rendue célèbre quand elle a attaqué le Président de la République, Nicolas Sarkozy, sur le sort réservé aux Roms dans notre pays… C’était voilà quelques années, en 2004, quand l’ancienne journaliste était déjà la Commissaire Européenne aux Médias… On comprend mieux alors que bon nombre de nos confrères soient à ses pieds ; fermons la parenthèse.
Oui, une polémique qui la mettait en scène avec son époux. Tous deux, en effet étaient montrés du doigt, au Luxembourg, pour avoir embauché une employée de ménage, une immigrée philippine. Non pas parce qu’ils la cachaient ou l’exploitaient, quoique la question puisse se poser, mais parce qu’ils avaient agi contre l’avis d’une commission gouvernementale sur l’emploi.

Le Luxembourg, plus protectionniste ?

En effet, au Luxembourg, une loi prévoit que seuls les non-communautaires hautement qualifiés peuvent travailler dans le pays. Mais surtout que les ressortissants communautaires sont aussi prioritaires quand il s’agit de métiers qui ne nécessitent pas de qualification spécifique. Après l’avis de cette commission sur l’emploi, la femme de ménage immigrée philippine n’aurait pas dû recevoir son permis de travail, qu’elle a pourtant reçu. Pourquoi et comment ? C’était la question posée par l’opposition luxembourgeoise.
Mais aussi et surtout par la presse locale qui sous entendait des conditions d’embauche particulièrement difficiles, avec une présence à demeure de 7 jours sur 7 au domicile des Redding. Une immigrée, placée sous la coupe du sieur Reding, «abandonné» avec ses 3 enfants par sa turbulente épouse en place à Bruxelles. Un personnage qui était, disent mes confrères, particulièrement exigeant auprès de cette jeune Philippine. Certaines mauvaises langues luxembourgeoises iront même jusqu’à prétendre que le généreux bonhomme se serait bien contenté de ne lui donner que le gîte et le couvert contre des travaux ménagers. Mais quand l’affaire s’ébruita, l’époux de la donneuse de leçon dut la déclarer auprès des organismes de sécurité sociale à raison de 40 heures par semaine et une rémunération de 8 € par heure de travail. Pas le bout du monde, quand on connaît les émoluments de la Commissaire Européenne. D’autant que le montant retenu sur le salaire pour le logement et la nourriture avoisinait les 150 € par mois. Conditions auxquelles il faut ajouter un dépôt d’une garantie bancaire, non limitée dans le temps, d’un montant de 1 500 €. Ceci pour couvrir les éventuels frais de rapatriement de l’intéressée si d’aventure notre jeune Philippine avait le mal du pays.
Pas idiots les Luxembourgeois, ils pensent à tout. Tu ne peux rester au pays que si tu as un job et à la condition que tu aies aussi un parrain qui s’engage à te payer le billet d’avion retour dans ton pays d’origine. Alors qu’en France quand tu es immigré, tu peux ne pas travailler, mais tu as droit au RSA, aux soins et autres aides en tous genres… Et quand tu as le mal du Pays, ce sont les impôts des Français qui te garantissent le retour en Airbus 1ère classe et avec un petit pécule. Parfois même, quand tu es malin, tu peux reconnaître 97 gosses de mamans en situation indélicate sur notre territoire. Grâce à ton soutien, ces dernières retrouvent une honorabilité et tous les concours financiers qui vont avec. Et toi, tu encaisses chaque mois et par enfant 200 € de la part de la Caf qui bien entendu ne s’était rendue compte de rien. Elle n’est pas belle la vie ? Alors aujourd’hui on comprend mieux pourquoi les Roms et les autres aiment tant notre pays.

 

Les Roms et les autres

Mais revenons à notre fameuse commissaire Européen qui emploie des immigrés. Car la jeune Philippine, en question, avait auparavant travaillé en Belgique. Une vraie globe-trotter des travaux ménagers et dont le plan de carrière pourrait faire croire, au naïf que je suis, que des réseaux spécialisés existent.
Alors se poserait la question cruciale de savoir s’il en était de même avec nos amis Roms ? Voire même si les venues en masse, dans le pays des Droits de l’Homme, de ces immigrés du nord de l’Europe comme d’autres lieux, n’étaient pas simplement organisées par des mafias ? Pour des raisons financières certes mais aussi pour des raisons de stratégie politique afin de nous déstabiliser, demain ?
Mais pour en finir avec les Roms, même si pour ma part j’ai du mal à accepter la manière dont sont faits ces renvois, que des enfants qui ont côtoyé les nôtres, connu notre confort, se retrouvent demain confrontés à nouveau à “l’enfer du Nord”… Oui, pour en finir avec les Roms, je voudrais signaler à l’attention du sieur Barroso, qu’il semblerait qu’au Portugal, son pays d’origine, on monte des murs justement pour se couper des Roms… ?

André Gérôme Gallego
Directeur de la publication
andreg@aol.com


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